Qatar : le pays accusé de soutenir le terrorisme

C'est un séisme diplomatique au Moyen-Orient. Cinq pays du Golfe ont choisi de rompre leurs relations avec le Qatar. Le motif ? Ils l'accusent de soutenir le terrorisme. 

FRANCE 2
Un petit émirat richissime est au cœur d'un tremblement de terre diplomatique. Le Qatar est mis au banc des accusés par ses voisins. L'Arabie saoudite, l'Égypte, les Émirats arabes unis, le Bahreïn et le Yémen ont décidé de fermer leurs frontières terrestres, aériennes et maritimes avec le Qatar. Conséquence, les liaisons aériennes entre ces différents pays seront suspendues dès demain, mardi 6 juin. L'objectif est d'asphyxier financièrement un pays devenu richissime grâce à l'argent du gaz et du pétrole, mais qui est aussi accusé de soutenir des groupes terroristes comme l'État islamique, Al-Qaïda ou les Frères musulmans. 

Crise diplomatique quinze jours après la visite en Arabie saoudite de Donald Trump

Rien de surprenant selon cette experte. "Le Qatar joue avec ces espèces de flous sur le soutien au terrorisme et dans le fait de continuer à abriter des financiers du terrorisme. C'est très clair", assure Bérengère Bonte, auteure de "La République française du Qatar". Cette crise diplomatique intervient quinze jours après la visite en Arabie saoudite de Donald Trump. Le président américain avait alors exigé des pays musulmans qu'ils amplifient leur lutte contre l'extrémisme. Dans son viseur, l'ennemi de l'Arabie saoudite, l'Iran, avec qui le Qatar entretient des relations beaucoup plus pacifiées. En France, le Qatar est connu pour ses investissements massifs. Pendant sa campagne, Emmanuel Macron avait promis de revoir ses relations avec le Qatar, mais aussi avec l'Arabie saoudite. Il souhaite de ces deux pays plus de transparence quant à leurs liens avec des groupes terroristes.
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L\'émir du Qatar, Tamim Ben Hamad Al-Thani, le 21 mai 2017, lors du sommet arabe islamo-américain à Riyad (Arabie saoudite).
L'émir du Qatar, Tamim Ben Hamad Al-Thani, le 21 mai 2017, lors du sommet arabe islamo-américain à Riyad (Arabie saoudite). (BANDAR ALGALOUD / SAUDI KINGDOM / ANADOLU AGENCY / AFP)