"On peut se demander s'il n'y a pas un objectif politique derrière tout cela" : aux Etats-Unis, le coronavirus au cœur de théories complotistes

Aux États-Unis, la pandémie de coronavirus est une aubaine pour les milieux complotistes américains, et sur les médias radicaux, on peut entendre les théories les plus folles.

Article rédigé par
Radio France
Publié Mis à jour
Temps de lecture : 1 min.
Kenneth Copeland à la télévision américaine, le 11 mars 2020. (COPIE D'ECRAN TWITTER)

Aux États-Unis, Donald Trump a proclamé l'état d’urgence nationale alors que le pays a enregistré plus de 2 000 cas et une quarantaine de décès du coronavirus. Mais le virus est présent dans quasiment chacun des 50 états américains. Cette urgence nationale va permettre, selon le président, de débloquer en urgence quelque 50 milliards de dollars.

En attendant, les évangélistes et sur les médias radicaux, on peut entendre les théories les plus folles. À 83 ans, le Texan Kenneth Copeland est l’un des dix télévangélistes le plus riches du pays. Sur sa propre chaîne baptisée Victory News, il promet de soigner du coronavirus à travers l’écran ! "Posez votre main sur le téléviseur", prêche-t-il, tout en n’oubliant pas à intervalles régulier de lancer un appel aux dons pour sa propre église.

Une création pour faire tomber Trump 

Sur Fox News, voici Jerry Falwell Jr, qui préside la Liberty University, l’une des plus grandes universités évangéliques du pays : "On peut quand même se demander s'il n'y a pas un objectif politique derrière tout cela". Dans l’émission matinale Fox And Friends, il explique que ce virus a été créé à des fins politiques, à la fois par les démocrates et par les Nord-Coréens. "L’impeachment n’a pas fonctionné, le rapport Mueller non plus, et souvenez-vous, le dirigeant nord-coréen avait promis en décembre un cadeau de Noël pour l'Amérique. Peut-être qu'ils se sont unis avec les Chinois, et que c'est ça le cadeau, je ne sais pas", affirme-t-il.


Le conspirationniste d’extrême-droite Alex Jones, soutien de Donald Trump, fait dans son émission radio la promotion d'un dentifrice censé guérir du coronavirus ; en vente 7,47 dollars sur son site. Le procureur de New York l’a immédiatement mis en demeure, de cesser ce genre de publicité, l’accusant de jouer sur les peurs des Américains.

Commentaires

Connectez-vous à votre compte franceinfo pour participer à la conversation.