Mort du général Soleimani : Trump menace de frapper 52 sites en Iran, en cas de riposte contre des sites américains

Certains de ces sites iraniens "sont de très haut niveau et très importants pour l'Iran et pour la culture iranienne", a prévenu le président américain sur Twitter. La tension monte entre les deux pays depuis l'assassinant par les Etats-Unis du général iranien Qassem Soleimani.

Le président américain Donald Trump lors d\'un discours, le 3 janvier 2019, à Miami en Floride.
Le président américain Donald Trump lors d'un discours, le 3 janvier 2019, à Miami en Floride. (ANADOLU AGENCY / AFP)

De nouvelles menaces. Donald Trump a averti Téhéran, samedi 4 janvier, que les Etats-Unis avaient identifié 52 sites en Iran et étaient prêts à frapper "très rapidement et très durement", si la République islamique attaque des cibles américaines. Certains de ces sites iraniens "sont de très haut niveau et très importants pour l'Iran et pour la culture iranienne", a précisé le président américain dans un tweet. "Les Etats-Unis ne veulent plus de menaces !", a-t-il prévenu.

Le chiffre de 52 cibles correspond au nombre d'Américains retenus en otages pendant plus d'un an à partir de la fin de 1979, à l'ambassade des Etats-Unis à Téhéran. Le chef d'Etat a encore insisté dans une nouvelle série de tweets publiés un peu plus tard : "S'ils attaquent à nouveau, ce que je leur déconseille fortement, nous les frapperons plus fort qu'ils n'ont jamais été frappés auparavant !"

Tirs de roquette

Les factions pro-Iran en Irak font monter la pression sur les bases abritant des soldats américains, à l'issue d'une journée de défilés monstres pour les funérailles du puissant général iranien Qassem Soleimani tué à Bagdad par les Américains. En Irak, samedi dans la soirée, des roquettes et obus de mortier se sont abattus quasi-simultanément dans la Zone verte de Bagdad, où se trouve l'ambassade américaine, et sur une base militaire plus au Nord, où sont déployés des soldats américains, sans faire de victimes. 

Ces frappes pourraient être le début de l'escalade tant redoutée depuis le raid qui a pulvérisé vendredi le convoi de Soleimani et d'Abou Mehdi al-Mouhandis, numéro deux du Hachd al-Chaabi, coalition de combattants pro-Iran désormais intégrés aux forces de sécurité irakiennes.