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Le cinéaste iranien Asghar Farhadi refuse de se rendre aux Oscars après le décret anti-immigration de Donald Trump

L'Iran fait partie des sept pays dont les ressortissants sont interdits d'entrée aux Etats-Unis. Le cinéaste exclut de bénéficier d'une exception pour les artistes.

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France Télévisions
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Le réalisateur iranien Asghar Farhadi après avoir remporté l'Oscar du meilleur film étranger, le 26 février 2012, à Los Angeles (Etats-Unis). (JASON MERRITT / AFP)

Les restrictions d'entrée aux Etats-Unis, mises en place par Donald Trump contre les ressortissants de sept pays à majorité musulmane, touchent aussi des artistes. Nommé à l'Oscar du meilleur film étranger, le cinéaste iranien Asghar Farhadi a annoncé, dimanche 29 janvier, qu'il ne se rendrait pas à la cérémonie en février, quand bien même les Etats-Unis acceptaient de faire une exception dans son cas.

"Il semble maintenant que la possibilité même de ma présence soit soumise à des 'si' et des 'mais' et ce n'est pas acceptable pour moi, même si l'on venait à faire exception pour mon voyage", a affirmé le réalisateur dans un communiqué.

Dans son message, il explique pourtant qu'au départ, il n'avait pas envisagé de boycotter la cérémonie, car il ne doutait pas de l'opposition du monde du cinéma aux politiques de Donald Trump. Une situation qui a changé avec l'entrée en vigueur, vendredi, du décret qui interdit à ses compatriotes d'entrer dans le pays.

Un réalisateur oscarisé en 2012

Dressant un parallèle avec son propre pays, Asghar Farhadi a estimé que "durant des années, des deux côtés de l'océan, des groupes de gens adeptes d'une ligne dure ont essayé de présenter à leur peuple des images irréalistes et effrayantes des gens d'autres cultures, afin que les différences deviennent des désaccords, les désaccords des inimitiés et les inimitiés des peurs."

Le film Le Client d'Asghar Farhadi est l'un des cinq nommés à l'Oscar du meilleur film étranger, déjà remporté par le cinéaste iranien en 2012 pour Une Séparation.

Jeudi, alors que les restrictions d'entrée aux Etats-Unis pour les Iraniens n'étaient encore qu'à l'état de rumeurs, l'actrice principale du film, Taraneh Alidoosti, avait déjà annoncé qu'elle boycotterait les Oscars.

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