Etats-Unis : le camp Obama dément avoir placé Trump sur écoute

Le président américain a formulé ces accusations dans une série de tweets, comparant cette affaire à celle du Watergate.

Donald Trump dans sa résidence de Mar-a-Lago, à Palm Beach (Floride, Etats-Unis), le 21 décembre 2016.
Donald Trump dans sa résidence de Mar-a-Lago, à Palm Beach (Floride, Etats-Unis), le 21 décembre 2016. (CARLOS BARRIA / REUTERS)

Donald Trump comparait cette affaire à celle du Watergate (de 1972 à 1974) ou aux heures sombres du maccarthysme (dans les années 1950). Le président américain accuse, samedi 4 mars sur Twitter, son prédécesseur, Barack Obama, de l'avoir mis "sur écoute" pendant la campagne présidentielle américaine. Dans une série de tweets, il donne quelques précisions, indiquant que la mise sur écoute aurait eu lieu en octobre.

"Ce type est mauvais (ou tordu)", conclut le président américain au sujet de Barack Obama.

"Je viens juste de découvrir qu'Obama m'avait mis sur écoute à la Trump Tower avant ma victoire", dénonce-t-il sans donner plus de détails sur l'origine de ces accusations. "Je parie qu'un bon avocat pourrait faire quelque chose [de cette affaire]", explique-t-il encore. 

Le camp Obama dément

L'ancien président américain Barack Obama n'a jamais ordonné la mise sous surveillance d'un citoyen américain, a affirmé samedi son porte-parole, démentant les accusations du président Donald Trump.

"Le président Obama, ni aucun responsable de la Maison Blanche, n'ont jamais ordonné la surveillance d'un quelconque citoyen américain", a indiqué Kevin Lewis, porte-parole de Obama, dans un communiqué succinct. Et de conclure : "Toute affirmation contraire est tout simplement erronée."

L'ancien conseiller de Barack Obama pour les questions internationales a lui aussi réagi. Dans un tweet adressé à Donald Trump, il explique qu'"aucun président ne peut ordonner une écoute. Ces garde-fous ont été mis en place pour protéger les citoyens de gens comme vous."

Des accusations pour contre-attaquer

Ces accusations surviennent alors que le gouvernement du nouveau président est empêtré dans une polémique sur ces liens présumés avec la Russie, suspectée d'avoir tenté d'influencer l'élection en faveur du milliardaire. En contact avec l'ambassadeur russe aux Etats-Unis pendant la campagne à deux reprises, le ministre de la Justice, Jeff Sessions, est accusé d'avoir caché ses entretiens au Congrès, alors qu'il témoignait sous serment. 

Si la Maison Blanche assure que rien dans ces contacts ne permet d'établir une quelconque collusion entre l'équipe Trump et Moscou, des révélations quasi-quotidiennes alimentent la thèse de rencontres entre l'entourage du président américain et celui du président russe, Vladimir Poutine. 

En guise de réponse, Donald Trump avait déjà tweeté, vendredi, des photos de responsables démocrates en compagnie du chef d'Etat ou de l'ambassadeur russe, qualifiés d'"hypocrites". Des photographies toutefois prises lors de rencontres officielles.