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Donald Trump en Israël : les trois déclarations à retenir

Après l'Arabie saoudite, le président américain s'est rendu à Jérusalem et à Tel-Aviv. 

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France Télévisions
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Donald Trump et Benyamin Nétanyahou après une conférence de presse, à Jérusalem, le 22 mai 2017.  (MANDEL NGAN / AFP)

Il est le premier président américain en exercice à visiter le Saint-Sépulcre, lieu le plus saint du christianisme, puis le Mur des Lamentations, site de prière le plus sacré pour les juifs. Lors de sa première tournée à l'étranger, Donald Trump a réalisé, lundi 22 mai, un déplacement riche en symboles

L'occasion pour le chef de l'Etat, la veille en Arabie saoudite, de faire quelques déclarations. Voici les trois phrases à retenir de cette journée.

"L'Iran ne doit jamais posséder une arme nucléaire, jamais"

Dans la lignée de ses virulentes déclarations à Ryad, en Arabie saoudite, où il a passé deux jours, Donald Trump s'en est une nouvelle fois pris à la République islamique, soulignant qu'elle devait cesser "le financement, l'entraînement et l'équipement meurtriers de terroristes et de milices".

"L'Iran ne doit jamais posséder une arme nucléaire, jamais", a-t-il martelé. Trois jours après la réélection du modéré Hassan Rohani à la présidence de l'Iran, le président américain a de nouveau dénoncé l'accord sur le nucléaire négocié par son prédécesseur démocrate, Barack Obama. "Au lieu de dire merci aux Etats-Unis, il se sentent enhardis", a-t-il déploré depuis Israël, pays préoccupé au plus haut point par l'influence de l'Iran, son soutien à des organisations comme le Hezbollah libanais, un des grands ennemis d'Israël, ainsi que par ses activités nucléaires.

"Nous avons devant nous une rare opportunité d'apporter la sécurité, la stabilité et la paix dans cette région"

S'il n'a abordé le conflit israélo-palestinien qu'en termes vagues, Donald Trump, qui espère un accord de paix sur lequel tous ses prédécesseurs ont buté, a vu "une rare opportunité d'apporter la sécurité, la stabilité et la paix dans cette région en éliminant le terrorisme et en créant un rapport de paix et d'harmonie", a-t-il déclaré Donald Trump dès son arrivée en Israël. "Je peux vous dire que nous aimerions voir Israël et les Palestiniens faire la paix", a-t-il déclaré, laissant entendre que cette "rare opportunité" concernait donc également le conflit israélo-palestinien.

 Alors que les dernières négociations israélo-palestiniennes, sous l'égide américaine, ont échoué en avril 2014, Donald Trump doit se rendre mardi en Cisjordanie, territoire palestinien occupé par Israël, où il sera reçu par le président palestinien Mahmoud Abbas, à Bethléem. Le nouveau président américain cherche à "faciliter" la reprise de l'effort de paix et à obtenir des deux bords des engagements et des mesures de confiance, indiquent ses collaborateurs.

Le gouvernement israélien a ainsi adopté dimanche soir, "à la demande" de Donald Trump, des mesures destinées à faciliter la vie des Palestiniens et favoriser leur économie, notamment leurs voyages à l'étranger et les déplacements des dizaines de milliers de Palestiniens qui vont travailler chaque jour en Israël.

"Je n'ai jamais mentionné Israël" avec les Russes

En présence du Premier ministre Benyamin Nétanyahou, le président américain s'est par ailleurs efforcé de minimiser le scandale des informations classifiées qu'il aurait communiquées à des responsables russes dans le Bureau ovale. "Je n'ai jamais mentionné le mot ou le nom d'Israël (...) encore une histoire fausse", a-t-il lancé, au sujet de cette polémique qui a empoisonné les préparatifs de ce premier voyage à l'étranger. "Ils pensent tous que je l'ai fait !", a poursuivi le président américain en montrant les journalistes rassemblés dans la pièce, précise CNBC. 

Avec ce commentaire, Donald Trump a sous-entendu que les médias l'accusaient d'avoir transmis aux Russes des informations provenant particulièrement d'Israël et ce, sans l'accord des Israëliens. Or "CNBC n'a identifié aucun média majeur affirmant que la source [de ces informations confidentielles] était Israël", rappelle la chaîne.

"La coopération en matière de renseignement est fantastique, elle n'a jamais été aussi bonne", a affirmé de son côté le Premier ministre Benyamin Nétanyahou. 

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