À la frontière entre le Mexique et les États-Unis, un nuage de gaz lacrymogène pour repousser les migrants

Alors que Donald Trump durcit le ton face à l'arrivée de migrants à la frontière mexicaine, plusieurs milliers d'entre eux attendent encore de passer. 

Franceinfo

Cet homme s'apprête à escalader le mur entre le Mexique et les États-Unis. Un journaliste mexicain l'interviewe juste avant qu'il se lance. "On va voir si on arrive à grimper au-dessus, sinon, on rentrera au Mexique", raconte-t-il. Quelques heures plus tôt, Donald Trump a montré les crocs. Lorsqu'il lui a demandé son avis sur l'utilisation d'armes létales contre les migrants à la frontière, le président américain répond : "Si nécessaire, ils le feront, j'ai donné mon feu vert. Mais j'espère que ça ne sera pas nécessaire. Il y a parmi eux au moins 500 criminels".

"On a peur, mais on agit pacifiquement"

Un message que les migrants semblent tous avoir entendu : "On a peur, mais on agit pacifiquement, on ne lui manque pas de respect". À Tijuana (Mexique), les autorités américaines n'ont pas tiré sur la foule, mais elles ont largement utilisé les gaz lacrymogènes, y compris sur les enfants. 5 000 migrants seraient encore à la frontière mexicaine.

Des migrants en provenance d\'Amérique centrale tentent de passer la frontière, le 25 novembre 2018, entre Tijuana (Mexique) et San Diego (Etats-Unis).
Des migrants en provenance d'Amérique centrale tentent de passer la frontière, le 25 novembre 2018, entre Tijuana (Mexique) et San Diego (Etats-Unis). (GUILLERMO ARIAS / AFP)