Etats-Unis : le gouverneur de Californie refuse la libération de l'assassin de Robert Kennedy

En juin 1968, Sirhan Sirhan avait tué le sénateur démocrate, en pleine campagne pour les primaires. Il avait été condamné à mort l'année suivante, avant que sa peine ne soit commuée en réclusion à perpétuité. 

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Sirhan Sirhan, reconnu coupable du meurtre de Robert Kennedy, le 29 octobre 2009 en Californie (Etats-Unis). (CALIFORNIA DEPARTMENT OF CORRECTIONS / AFP)

Le gouverneur de Californie a rejeté, jeudi 13 janvier, la libération conditionnelle de Sirhan Sirhan, l'assassin de Robert Kennedy. Gavin Newsom, élu démocrate à la tête de l'Etat, a notamment estimé que le détenu, désormais âgé de 77 ans, constituait toujours "une menace pour la sécurité publique" et qu'il refusait "d'accepter sa responsabilité dans ce crime".

Cet immigré palestinien avait assassiné "Bobby" Kennedy à l'hôtel Ambassador à Los Angeles en juin 1968. Le sénateur de New York, frère cadet de l'ex-président John Fitzgerald Kennedy, faisait alors campagne pour décrocher l'investiture démocrate en vue de l'élection présidentielle. Le meurtrier avait à l'époque justifié son geste par le soutien apporté par Robert Kennedy à la vente d'avions militaires à Israël.

"Il n'a pas la lucidité nécessaire"

Sirhan Sirhan avait été condamné à mort l'année suivante mais sa peine avait été commuée en réclusion à perpétuité en 1972, à la faveur d'une brève suppression de la peine capitale en Californie. En août 2021, la commission des libérations conditionnelles de l'Etat avait finalement donné son accord pour sa sortie de prison, après l'avoir refusée à quinze reprises.

"L'assassinat du sénateur Kennedy par [Sirhan] Sirhan fait partie des crimes les plus connus de l'histoire américaine", a néanmoins jugé Gavin Newsom dans un communiqué. "Après des décennies passées en prison, (...) il n'a pas la lucidité nécessaire pour l'empêcher de prendre les mêmes décisions dangereuses que par le passé." 

Durant sa précédente demande de libération conditionnelle en 2016, Sirhan Sirhan avait affirmé qu'il avait trop bu le soir du crime et qu'il aurait aimé "que rien ne se soit passé". Il avait aussi assuré que les aveux durant son procès étaient le fait d'un avocat qui l'avait mal conseillé et l'avait convaincu qu'il était coupable.

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