Etats-Unis : Trump condamne les violences "de manière aussi ferme que possible", selon sa porte-parole

Après les violences du Capitole, la porte-parole de la Maison Blanche a assuré jeudi que "le président et son administration" condamnent "de manière aussi ferme que possible" ces agissements.

Le président américain, Donald Trump, le 4 janvier 2021 à Dalton (Etats-Unis).
Le président américain, Donald Trump, le 4 janvier 2021 à Dalton (Etats-Unis). (MANDEL NGAN / AFP)
Ce qu'il faut savoir

Donald Trump condamne "de manière aussi ferme que possible" les violences du Capitole. C'est ce qu'a assuré devant la presse, jeudi 7 janvier, la porte-parole de la Maison Blanche. "Je veux être claire: les violences dont nous avons été témoins hier au Capitole étaient effroyables, répréhensibles et contraires aux valeurs américaines", a déclaré Kayleigh McEnany lors d'une allocution extrêmement brève. "Le président et son administration les condamnent de manière aussi ferme que possible", a-t-elle ajouté.

La charge de Joe Biden et de Nancy Pelosi. Le président élu a accusé jeudi Donald Trump d'avoir "déchaîné un assaut sans merci contre les institutions" démocratiques américaines. "Hier [mercredi] était à mes yeux l'un des jours les plus sombres de notre histoire", a-t-il déploré, qualifiant ceux qui ont participé à ces troubles de "terroristes". Pour sa part, la présidente de la Chambre des représentants a estimé qu'écarter Donald Trump du pouvoir était une "urgence de la plus haute importance".

 Des démissions dans l'équipe Trump. La journée de jeudi a été marquée par des défections au sein du camp Trump. La ministre des Transports, Elaine Chao, a quitté ses fonctions, tout comme Mick Mulvaney, diplomate et ancien chef de cabinet de Donald Trump. "Je ne peux pas rester, pas après hier. On ne peut pas voir ce qui s'est passé hier et vouloir en faire partie d'une quelconque façon", a déclaré l'actuel émissaire des Etats-Unis en Irlande du Nord, sur la chaîne CNBC. Il a ajouté que d'autres employés de l'administration Trump envisageaient de quitter leurs fonctions.

 La victoire de Joe Biden certifiée. Après plusieurs heures d'interruption en raison de l'intrusion violente de partisans pro-Trump dans le Capitole, à Washington, le Congrès a certifié la victoire du démocrate Joe Biden à la présidentielle américaine. "Bien que je sois en total désaccord avec le résultat de l'élection, et les faits confirment mes dires, il y aura une transition ordonnée le 20 janvier", a promis Donald Trump peu après le vote, sous-entendant une nouvelle fois sans preuves que le scrutin avait été entaché de fraudes.

 52 interpellations. La police de Washington a annoncé avoir procédé à 52 interpellations après l'intrusion de partisans pro-Trump dans l'enceinte du Congrès américain, mercredi 6 janvier. Robert Contee a précisé que 26 personnes avaient été arrêtées dans l'enceinte même du Capitole. Au total, 47 des 52 interpellations étaient en lien avec des violations du couvre-feu imposé dans la ville à partir de 18 heures par la maire Muriel Bowser, en réponse aux troubles, et plusieurs concernaient également un port d'arme illégal.

Retrouvez ici l'intégralité de notre live #ETATS_UNIS

23h42 : "C'est inacceptable et ceux qui ont enfreint la loi doivent être poursuivis (...). Ceux qui exercent dans ce bâtiment travaillent pour assurer une transition en bon ordre du pouvoir. Il est maintenant temps pour l'Amérique de s'unir", a ajouté la porte-parole de la Maison Blanche.

23h38 : La porte-parole de la Maison Blanche, Kayleigh McEnany, s'est présentée devant la presse... pendant deux minutes chrono. Elle a lu un communiqué pour dire que "ceux qui ont violemment assiégé notre capitale sont le contraire de tout ce que représente cette administration", avant de tourner les talons, sans prendre la moindre de questions des journalistes. Voici la séquence entière.

23h31 : Donald Trump condamne "de manière aussi ferme que possible" les violences commises hier au Capitole, assure la porte-parole de la Maison Blanche. Suivez notre direct.

22h51 : Si on cherchait une nouvelle preuve que les violences d'hier resteront à jamais dans l'histoire, CNN annonce à l'instant sur Twitter qu'elle a battu son record d'audience. Plus de personnes ont regardé CNN hier, que lors des attentats du 11-septembre 2001.

22h42 : J'en profite pour glisser ces quelques photos prises par notre journaliste Gregory Philipps. Il a pu entrer dans le Capitole, 24 heures après les violences. Regardez :

22h39 : La Haute-Commissaire de l'ONU aux droits de l'homme exhorte Donald Trump à "désavouer les discours faux et dangereux". Michelle Bachelet estime que l'irruption de ses sympathisants au Capitole "montre clairement l'impact destructeur d'une déformation prolongée et délibérée des faits et d'une incitation à la violence et à la haine par des responsables politiques".

22h18 : Il y a vraiment très peu de chance pour que ça aboutisse, @Martin. Et c'est avant tout pour une question de timing : vu que le mandat de Donald Trump expire le 20 janvier à midi, la procédure n’a aucune chance d’être lancée. Pour aller plus loin, je vous invite à lire notre interview de Lauric Henneton, spécialiste des Etats-Unis Lauric Henneton.

22h18 : Bonsoir, quelles sont les chances que le 25eme amendement soit invoqué par Pence ? Merci pour votre travail

21h47 : En revanche, tous les supporters de Donald Trump n'ont pas quitté la capitale américaine. Certains paradent encore en ce moment dans les rues de Washington. Comme le relève sur Twitter cette journaliste :

21h42 : Silence radio depuis hier soir, . Bon, techniquement, il est de toute façon limité dans sa communication puisque Facebook, Twitter et YouTube ont suspendu ses comptes...

21h39 : Bonsoir, D. Trump ne donne plus de nouvelles ?

21h35 : S'il se peut que Donald Trump ne soit pas présent à la passation de pouvoir avec Joe Biden le 20 janvier (encore moins après les violences d'hier), nos confrères américains de Politico croient savoir en revanche que son numéro 2, Mike Pence, sera lui bel et bien là. Ce que confirme aussi le correspondant de CNN à la Maison Blanche, sur Twitter.

20h58 : Un crochet par les Etats-Unis où le personnel d’une agence spécialisée est en train de relever les éventuels dégâts sur les statues et le patrimoine fédéral qu'abrite le Capitole, comme l'indique une journaliste de RFI sur place.


20h41 : D'ailleurs, si vous n'avez pas tout suivi à ce qu'il s'est passé hier dans la capitale américaine, je vous invite à lire l'excellent récit de ma collègue Marie-Adélaïde Scigacz.

20h36 : Au tour de Nancy Pelosi de réclamer à son tour le recours au 25e amendement de la Constitution pour écarter Donald Trump de pouvoir. Démettre Trump est une "urgence de la plus haute importance", estime la présidente de la Chambre des représentants. "Même s’il ne reste que 13 jours, n’importe quel jour peut donner lieu à un spectacle épouvantable pour l’Amérique."

20h22 : "On pouvait s’y attendre. Le Président n’a cessé d'attaquer la démocratie. Le langage des dictateurs et des autocrates de par le monde a été celui du Président des Etats-Unis."

20h16 : "Si ça avait été des militants Black Lives Matter hier, ils auraient été traités très différemment."

Joe Biden évoque aussi l'émotion de nombreux Américains qui ont été choqués par la différence de traitement entre les supporters de Donald Trump hier et les militants antiracistes de Black Lives Matter.

20h18 : "Hier, nous avons connu l'un des jours les plus sombres de l'histoire de notre pays."

Le président élu, Joe Biden, est en train de s'exprimer au lendemain des violences commises dans l'enceinte du Congrès américain. Vous pouvez suivre sa prise de parole (en anglais) par ici.

21h09 : Donald Trump de plus en plus seul, après les scènes de chaos commises hier par ses partisans. Cette fois, c'est carrément l'une des membres de son cabinet qui claque la porte. "Notre pays a vécu un événement traumatisant, totalement évitable (...) qui m'a tellement troublée que je ne peux pas l'ignorer", regrette Elaine Chao, en charge des Transports depuis 2017.

20h08 : a ministre des Transports de Donald Trump démissionne après les violences du Capitole. Suivez notre direct.

20h11 : Il est 20 heures pile, voici un nouveau point sur l'actualité :

• Peu de choses changent : le Premier ministre a annoncé ce soir que le couvre-feu jusqu'à 20 heures était prolongé jusqu'au 20 janvier. Certains départements pourraient même rejoindre la liste des 15 territoires déjà concernés par un couvre-feu dès 18 heures (la liste sera précisée demain).

Musées, cinémas, théâtres, salles de spectacle, équipements sportifs… Tous les établissements aujourd'hui fermés le resteront encore jusqu'à la fin du mois.

• Le gouvernement a également annoncé qu'il "accélérait" sa campagne de vaccination. Il se fixe comme objectif de vacciner un million de personnes d'ici fin janvier. Les personnes de plus de 75 ans pourront se faire vacciner "à partir de lundi 18 janvier".

La ministre des Transports de Donald Trump annonce sa démission après les violences du Capitole.Suivez notre direct


• Marc Zuckerberg, le fondateur de Facebook, a annoncé que les comptes Facebook et Instagram de Donald Trump resteraient bloqués jusqu'à nouvel ordre et au moins pendant deux semaines, afin que la transition avec Joe Biden, investi le 20 janvier, se déroule pacifiquement.

18h00 : Il est 18 heures pile, voici un nouveau point sur l'actualité, juste avant la conférence de presse du gouvernement :

• Des investigations sont en cours autour de deux clusters "probables" d'infection par le variant anglais du coronavirus en Bretagne et en Ile-de-France, indique la direction générale de la santé. Au total, 19 cas de personnes infectées par le variant anglais du coronavirus ont été détectés en France, ainsi que trois cas de personnes infectées par le variant sud-africain.

• Marc Zuckerberg, le fondateur de Facebook, a annoncé que les comptes Facebook et Instagram de Donald Trump resteraient bloqués jusqu'à nouvel ordre et au moins pendant deux semaines, afin que la transition avec Joe Biden, investi le 20 janvier, se déroule pacifiquement.

• Le Congrès a certifié l'élection de Joe Biden à la Maison Blanche après une journée d'une rare violence à Washington, où des partisans de Donald Trump ont envahi le Capitole. Une femme a été mortellement blessée dans le Capitole par un tir de la police. Trois personnes (une femme et deux hommes) sont mortes aux alentours du Capitole "d'urgence médicale distincte", a ajouté le chef de la police, sans donner plus de détails. Voici ce que l'on sait sur la situation.

L'international français Karim Benzema est renvoyé devant le tribunal correctionnel de Versailles pour "complicité de tentative de chantage" dans l'affaire de la sextape. "Bon alors, c'est pour quand la mascarade hein?", a réagi le joueur de football sur son compte Instagram.

17h52 : Qui était Ashli Babbitt, la femme tuée par un policier dans le Capitole lors de l'intrusion des militants pro-Trump ?Cette femme de 35 ans était une fervente partisane du président républicain et une ancienne militaire de l'armée de l'air. Franceinfo revient sur son parcours et sur ce qui s'est passé.

Ashli Babbitt, la femme abattue par un policier dans le Capitole, à Washington, le 6 janvier 2021. (ASHLI BABBITT / TWITTER)

17h09 : "Je ne peux pas rester, pas après hier. On ne peut pas voir ce qui s'est passé hier et vouloir en être partie prenante d'une quelconque façon".

Nouvelle défection dans le camp Trump. Son ancien chef de cabinet a annoncé sur la chaîne CNBC démissionner de son poste actuel de diplomate, en protestation contre l'intrusion violente de partisans du président américain au Capitole la veille.

17h26 : Marc Zuckerberg, le fondateur de Facebook, annonce dans un communiqué que les comptes Facebook et Instagram de Donald Trump resteront bloqués jusqu'à nouvel ordre et au moins pendant deux semaines, afin que la transition avec Joe Biden, investi le 20 janvier, se déroule pacifiquement.

16h58 : "Ce qui est assez surprenant, c'est de voir la mésestimation des autorités compétentes aux États-Unis face à cette mouvance extrémiste", a souligné sur franceinfo Tristan Mendès-France, maître de conférences associé à l’université de Paris, spécialiste des cultures numériques. Les appels à la violence et aux saccages étaient visibles en ligne depuis deux jours sur un site trumpiste notamment.

16h54 : @Françoise73 Ma collègue Guillemette Jeannot l'a justement interviewé pour qu'il nous raconte les coulisses de son reportage au coeur des violences au Capitole, avec son confrère Thomas Donzel à la caméra. Loïc de La Mornais, correspondant permanent de France Télévisions aux Etats-Unis, n'en revient pas de ce qu'il a vécu.

16h54 : Un grand merci à Loïc de la Mornais pour son reportage d hier au capitole. Toute mon admiration à lui et au cameraman

16h21 : Voici la une du Time, après les événements au Capitole hier soir. "La démocratie attaquée", titre le célèbre magazine américain, avec une photo très frappante en couverture.

16h13 : Merrick Garland remplacera Bill Barr que l'opposition démocrate avait rebaptisé "l'avocat de Donald Trump" en raison de ses multiples interventions en faveur du président sortant ou de ses proches. L'un des premiers chantiers sera la lutte contre les violences et le racisme dans les différents services de police, un sujet placé au cœur de la campagne électorale après la mort de George Floyd, un Afro-Américain asphyxié sous le genou d'un policier blanc fin mai.

16h09 : Le président élu Joe Biden a confirmé avoir choisi le juge Merrick Garland, considéré comme un progressiste modéré, pour diriger l'influent ministère américain de la Justice. Agé de 68 ans, il est actuellement chef de la cour d'appel de Washington, après avoir vu sa nomination à la Cour suprême par Barack Obama en 2016 bloquée par les républicains.


(BRENDAN SMIALOWSKI / AFP)

16h26 : Bonjour @furtif Nous répondons justement à la question dans cet article. Le discours de Donald Trump appelant ses supporters à "ne jamais concéder la défaite" pourrait être interprété comme un appel à l'insurrection. Pour autant, il ne risque pas grand-chose. Des poursuites en justice sont quasi impossibles car il bénéficie de l'immunité présidentielle. Le fait qu'il soit démis de ses fonctions pour raisons de santé est aussi assez peu vraisemblable. Quant à la procédure de destitution, le délai est trop court.

16h26 : Est-ce que Donald Trump peut être inquiété judiciairement après avoir demandé à ses partisans les plus extrêmes de se diriger vers le Capitole ?

15h27 : Jamiroquai a dû voir ses notifications Twitter exploser cette nuit. De nombreux internautes ont comparé Jake Angeli, devenu l'une des figures symboliques de l'intrusion de militants pro-Trump dans le Capitole avec ses cornes sur la tête, au chanteur britannique, qui portait le même type de couvre-chef pour son album Space Cowboy. "Bonjour Washington, j'aime le couvre-chef, mais je ne suis pas sûr que ce soit mon public", a-t-il réagi avec humour sur le réseau social.

14h56 : Qui sont ces manifestants qui sont semé la confusion sous le dôme du Capitole à Washington pendant plusieurs heures ? Eléments de réponse avec France 2, qui a analysé leurs drapeaux et leurs tatouages.

14h47 : L'intrusion des manifestants pro-Trump au Congrès sème encore davantage le trouble au sein des républicains. Plusieurs responsables du parti ont directement mis en cause le président américain après les violences commises hier. D'autres restent plus discrets, en appelant toutefois à respecter le résultat de l'élection présidentielle. Franceinfo passe en revue leurs réactions.