Turquie : la paix entre le gouvernement turc et le PKK menacée

Le PKK a revendiqué la mort de deux soldats, signant la fin de la trêve qui tenait depuis 2013.

Une cérémonie organisée à Diyarbakir (Turquie) en hommage aux deux soldats turcs tués dans un attentat-suicide revendiqué par le PKK, le 26 juillet 2015.
Une cérémonie organisée à Diyarbakir (Turquie) en hommage aux deux soldats turcs tués dans un attentat-suicide revendiqué par le PKK, le 26 juillet 2015. (DIYARBAKIR GOVERNORSHIP / ANADOLU AGENCY / AFP)

C'est une brusque escalade de la tension entre le gouvernement islamo-conservateur turc et les rebelles kurdes de Turquie, qui signe la fin de la trêve observée depuis 2013. Les rebelles du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK) ont revendiqué dimanche 26 juillet un attentat-suicide perpétré dans la nuit de vendredi à samedi, dans le sud-est de la Turquie.

Cet attentat a tué deux soldats turcs, en représailles aux frappes aériennes turques contre leurs bases du nord de l'Irak. Mais Ankara poursuit sa vague de raids aériens. Ainsi, les chasseurs-bombardiers de l'armée de l'air turque ont décollé dimanche soir pour de nouveaux bombardements contre les bases arrière du PKK.

"Les conditions du cessez-le-feu ont été rompues"

La situation s'envenime alors qu'Ankara est résolument passé à l'offensive contre le groupe Etat islamique (EI), après l'attentat-suicide attribué aux jihadistes, qui a fait 32 morts lundi à Suruç, à la frontière syrienne. La Turquie a frappé ensuite à plusieurs reprises les positions de l'EI en territoire syrien.

Mais le PKK n'apprécie pas les bombardements ordonnés par les autorités turques sur ses bases arrière du nord de l'Irak. "Les conditions du maintien du cessez-le-feu ont été rompues (...). Face à ces agressions, nous avons le droit de nous défendre", a proclamé l'organisation sur son site internet. Ces opérations ont fait quatre morts, selon un bilan du PKK.