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Turquie : le tourisme à son plus bas niveau depuis 22 ans en raison du terrorisme

Près de 200 personnes ont trouvé la mort dans les divers attentats qui ont frappé le pays depuis le début de l'année.

Article rédigé par franceinfo
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Un voyageur marche devant l'aéroport d'Istanbul, touchée par une triple attaque-suicide, le 27 juin 2016. (OZAN KOSE / AFP)

Le tourisme en Turquie, déjà plombé par des attentats à répétition, risque de toucher le fond cette année après la triple attaque-suicide survenue mardi 29 juin, à l'aéroport international d'Istanbul. Au moins 41 personnes y ont trouvé la mort et 239 ont été blessées. Cette cinquième attaque en Turquie depuis un an porte, selon Ankara, la marque de l'organisation de l'Etat islamique.

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"Le hub de l'industrie du tourisme" attaqué 

"C'est une très mauvaise nouvelle pour le tourisme et plus globalement pour les voyages en avion, car c'est une attaque qui vise directement les voyageurs", a affirmé Jean-Pierre Mas, président de l'association des agences de voyages françaises. Même constat du côté du directeur du programme de recherche sur la Turquie au Washington Institute : "L'aéroport est le hub de Turkish Airlines, la seule compagnie turque connue à l'étranger, et le hub de l'industrie du tourisme", a expliqué Soner Cagaptay.

Le syndicat des tour-opérateurs français (Seto) rappelle qu'avant même cet attentat, les intentions de départs pour la Turquie cet été de la part des Français étaient déjà en chute de 77%. Près de 200 personnes ont trouvé la mort dans les attentats qui frappent la Turquie depuis le début de l'année. Ils ont fait fuir les touristes dont les arrivées sont au plus bas depuis 22 ans. Ces évènements ont sinistré une industrie qui était l'un des grands pourvoyeurs de devises de l'économie turque, avec près de 30 milliards d'euros par an. 

"La Turquie n'est plus un pays sûr pour les étrangers", lance un groupe radical kurde

C'était l'une des motivations affichées par les Faucons de la liberté du Kurdistan (TAK), un groupe radical proche des rebelles du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK), dans sa revendication de l'attentat à la voiture piégée qui a fait 11 morts, le 10 juin. "Nous tenons à avertir les touristes étrangers en Turquie et ceux qui veulent s'y rendre : les étrangers ne sont pas notre cible, mais la Turquie n'est plus un pays sûr pour eux", avait souligné l'organisation. L'explosion avait eu lieu dans le quartier historique de Beyazit, une zone touristique d'Istanbul.

Le 12 janvier, 12 touristes allemands avaient été tués dans un attentat-suicide dans la zone ultra-visitée de Sultanahmet. L'attaque, attribuée à l'EI, a été perpétrée à deux pas de la basilique Sainte-Sophie et de la Mosquée bleue, joyaux du patrimoine culturel et architectural turc.

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