Terrorisme : frères d'armes et frères de sang

Kouachi, Merah, El Bakraoui ou Abdeslam..., de nombreuses fratries sont impliquées dans les attentats terroristes.

France 2

À Bruxelles mardi : les frères El Bakraoui. À Paris en novembre : les frères Abdeslam. Mais ce n'est pas tout : il y eut aussi les Kouachi à Charlie Hebdo et les Merah à Toulouse. Tous sont des frères radicalisés ou terroristes. A chaque fois, les duos étaient inséparables bien avant le terrorisme. Khalid et Ibrahim El Bakraoui étaient tous deux liés au grand banditisme : vols, braquages, ou tentative d'homicide comme en 2010. Ils faisaient équipe, comme Salah et Brahim Abdeslam, trafiquants de drogue à Molenbeek.

Des cibles de choix

Ce scénario est bien connu de cette psychologue : entre frères, il peut y avoir une course jusque dans la radicalisation. "Il y a vraiment une rivalité qui se met en place et qui tourne en permanence. Dès que l'un a le moindre doute, hop, l'autre est là pour le rebooster", explique Amélie Boukhobza. Pour les frères Kouachi, l'influence est effectivement réciproque. C'est le cadet qui joue le premier un rôle actif dans un réseau jihadiste. En parallèle, c'est Saïd, l'aîné, qui avait revendiqué le premier une pratique stricte de la religion. De nombreux spécialistes l'affirment, les frères radicalisés constituent des recrues de choix pour les recruteurs jihadistes.

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De gauche à droite : Abdelhamid Abaaoud, Salah Abdeslam, Mohamed Abrini et Foued Mohamed-Aggad.
De gauche à droite : Abdelhamid Abaaoud, Salah Abdeslam, Mohamed Abrini et Foued Mohamed-Aggad. (FEDERAL POLICE / POLICE NATIONALE / AFP)