Deux adolescentes niçoises en contact avec le jihadiste Rachid Kassim placées en détention provisoire

Ces lycéennes de 17 et 19 ans ont été arrêtées mi-septembre. 

Vue de la promenade des Anglais, à Nice (Alpes-Maritimes), le 17 juillet 2016.
Vue de la promenade des Anglais, à Nice (Alpes-Maritimes), le 17 juillet 2016. (VALERY HACHE / AFP)

Un nouveau carnage a peut-être été évité à Nice. Deux adolescentes niçoises en contact avec le propagandiste français Rachid Kassim ont été arrêtées mi-septembre et placées en détention provisoire, indiquent des sources judiciaires à franceinfo, confirmant une information du Parisien / Aujourd'hui en France, dimanche 25 septembre.

Une enquête a été ouverte par la section antiterroriste du parquet de Paris, le 9 septembre. Elle a permis d'établir que les adolescentes, âgées de 17 et 19 ans, échangeaient sur la messagerie cryptée Telegram avec cet homme déjà soupçonné d'être derrière plusieurs attentats ou tentatives d'attentats sur le sol français.

Prêtes à passer à l'acte

"Elles étaient incitées à commettre un attentat sur des cibles précises afin de venger la mort récente du porte-parole de Daech", a indiqué une source proche de l'enquête au quotidien. Auprès des enquêteurs, "elles avouent toutes deux avoir évoqué un passage à l’acte avant de renoncer", écrit le journal.

Toujours selon Le Parisien, la plus âgée assure "avoir pris peur face à la 'pression' imposée par Kassim". L'autre, qui a admis "en vouloir beaucoup aux militaires", a dit être "choquée" par l’attentat du 14-juillet. Elle a été mise en examen le 17 septembre à Paris pour association de malfaiteurs terroriste criminelle, et écrouée.

La plus âgée déjà mise en examen en 2014

La mineure était inconnue des services de renseignement. En revanche, la lycéenne de 19 ans a été mise en examen en novembre dans le cadre du démantèlement de la filière djihadiste niçoise.

D'après Le Parisien, elle était sur le point de partir en territoire irako-syrien. Mise en examen le 21 novembre 2014, elle était depuis sous contrôle judiciaire avec obligation de pointer. Cette mesure a été révoquée dans le cadre de la nouvelle enquête, entraînant son placement en détention provisoire. Elle doit être convoquée par un magistrat antiterroriste en vue d'une nouvelle mise en examen dans le cadre du dossier sur le projet d'attentat, a indiqué à l'AFP une source judiciaire.