Terrorisme : le dispositif Sentinelle réorganisé pour "gagner en mobilité"

"C'est toujours 7 000 hommes qui seront mobilisés, 10 000 en cas de crise", a souligné le ministre de l'Intérieur, jeudi.

Des policiers et militaires à Paris, le 12 septembre 2017.
Des policiers et militaires à Paris, le 12 septembre 2017. (LUDOVIC MARIN / AFP)

Le dispositif de l'opération Sentinelle faisait débat. Il va être revu. L'exécutif va "faire évoluer le dispositif Sentinelle" mais "il ne s'agit évidemment pas de [le] réduire", a déclaré le ministre de l'Intérieur, Gérard Collomb, jeudi 14 septembre. "C'est toujours 7 000 hommes qui seront mobilisés, 10 000 en cas de crise", a-t-il souligné.

"La menace terroriste est aujourd'hui une menace changeante qui depuis les attentats du Bataclan a considérablement évolué. C'est devenue une menace endogène", a justifié Gérard Collomb devant la presse. "On ne baisse pas la garde, mais comme pour toute opération militaire, on va s'adapter à l'évolution de la menace et des circonstances", souligne le ministère des Armées. Cette nouvelle mouture de l'opération Sentinelle sera évaluée dans quelques mois, vraisemblablement début 2018 après les fêtes de Noël.

Une réunion Intérieur-Armées chaque mois

L'Intérieur et les Armées se rencontreront dès vendredi, puis une fois par mois, pour ajuster l'opération en fonction des besoins, les militaires restant sous l'autorité des préfets.

Concrètement, l'opération comprendra trois niveaux : un "dispositif permanent" pour la sécurisation de sites sensibles (écoles, lieux de culte..), touristiques, aéroports ou gares ; un "échelon de renforcement planifié" pour la protection d'événements occasionnels, sportifs par exemple, ou saisonniers (Noël, festivals..) ; enfin, une "réserve stratégique" de 3 000 hommes.