Jihadistes : l'inquiétude des familles de prisonnières

Comment sécuriser les camps de jihadistes étrangers ? En France, les familles s'inquiètent pour la vie de leurs proches. France 3 a rencontré l'une d'elles à Lille (Nord).

FRANCE 3

Amine Elbahi vit dans l'angoisse depuis le début de l'offensive turque, lancée mercredi 9 octobre. Sa sœur et ses deux neveux se trouvent dans l'un des camps aux mains des Kurdes, au nord-est de la Syrie. Sa sœur a rejoint le groupe État islamique en 2014 avant d'être arrêtée par les Kurdes l'an dernier. Chaque jour, ils s'échangent des messages. "La nuit est rythmée par des cris, des voitures à toute allure, parfois des tirs, tout ça du côté des Kurdes. On est inquiètes, on appréhende beaucoup", lit-il sur son smartphone.

Éviter un procès expéditif en Irak

Le temps presse, car si le camp de Al-Hol reste pour le moment hors de la zone de combat, il pourrait se retrouver pris en étau entre l'offensive turque, au nord-ouest, et l'armée de Damas, qui essaie de reprendre du terrain depuis le sud. Mais pour le moment, ce que redoute le plus Amine Elbahi, c'est que ses proches soient transférés en Irak, où sa sœur risque la peine de mort. Amine Elbahi espère que sa sœur sera jugée en France et réclame que ses neveux soient rapatriés pour pouvoir vivre dans leur famille.

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Des proches de jihadistes dans le camp d\'Ain Issa, le 17 octobre 2018 (photo d\'illustration). 
Des proches de jihadistes dans le camp d'Ain Issa, le 17 octobre 2018 (photo d'illustration).  (DELIL SOULEIMAN / AFP)