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Srebrenica : le Premier ministre serbe chassé des commémorations

Le Premier ministre serbe Aleksandar Vucic a dû quitter précipitamment les cérémonies du 20e anniversaire du massacre de Srebrenica. Selon l'agence officielle serbe Tanjug, il a été atteint à la tête par une pierre lancée par des participants en colère.
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Radio France
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 (L'évacuation précipitée et sous protection du Premier ministre serbe © REUTERS | Antonio Bronic)

 C'est l'image qui restera des commémorations du génocide de Srebrenica cette année. Le Premier ministre serbe courant sur l'anneau central de cette nécropole, évacué d'urgence sous les sifflets et sous les huées. Certains spectateurs ont même brandi une banderole rappelant une citation présumée d'Aleksandar Vucic : "Pour un Serbe tué, nous tuerons cent musulmans". Puis le Premier ministre a effectivement été visé par des jets de pierre. Selon l'agence officielle serbe Tanjug, "la délégation dirigée par Aleksandar Vucic a quitté la cérémonie après une attaque au cours de laquelle le Premier ministre a été touché à la tête par un jet de pierre et que ses lunettes ont été cassées." Ce qui n'a pas été confirmé.

"Une attaque contre toute la Serbie" (diplomatie serbe)

"Le Premier ministre s'est comporté en homme d'État en décidant d'aller s'incliner devant les victimes(...) C'est une attaque non seulement contre Vucic mais contre toute la Serbie et sa politique de paix et de coopération régionale" a réagi le chef de la diplomatie serbe, Ivica Dacic, dans un communiqué.  

Pour les Serbe, un "crime monstrueux" et non un "génocide"

A l'origine de la colère, le refus absolu des Serbes d'utiliser le mot "génocide" pour qualifier le massacre de Srebrenica comme l'a pourtant reconnu par la justice internationale. Un terme utilisé par le Tribunal pénal pour l'ex-Yougoslavie. Dans un courrier, Aleksandar Vucic s'était contenté de parler d'un "crime monstrueux".

En cinq jours de juillet 1995, 8.000 musulmans de sexe masculin, des hommes et des garçons, ont été exécutés par les forces serbes de Bosnie. Un millier de victimes n'ont toujours pas été retrouvées.

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