Edward Snowden se voit accorder un "passeport mondial" symbolique

Certains pays, dont l'Equateur, reconnaissent le document, mais ce dernier précise qu'il ne permet pas à l'ex-informaticien d'accéder à son territoire.

L\'ex-consultant de la NSA Edward Snowden, interviewé par le quotidien britannique \"The Guardian\", à Hong Kong, le 6 juin 2013.
L'ex-consultant de la NSA Edward Snowden, interviewé par le quotidien britannique "The Guardian", à Hong Kong, le 6 juin 2013. (THE GUARDIAN / AFP)

Un "passeport mondial". Ce document non légal, mais reconnu à titre symbolique par quelques pays dont l'Equateur, a été délivré à Ewdard Snowden par une ONG américaine, World Service Authority. Toutefois, les autorités de Quito précisent, jeudi 11 juillet, qu'il ne permet pas à l'ex-informaticien d'accéder à son territoire.

Recherché pour espionnage par les Etats-Unis, Edward Snowden, ex-consultant pour l'Agence nationale de sécurité américaine, est réfugié depuis le 23 juin dans la zone de transit de l'aéroport de Moscou-Cheremetievo, en Russie. Son passeport américain a été invalidé par Washington (Etats-Unis).

C'est sur Twitter que l'ONG, basée à Washington, a annoncé avoir accordé ce document, qu'elle justifie en invoquant la déclaration universelle des droits de l'homme.

Un document sans valeur juridique

Ce passeport est refusé par la plupart des Etats. Seuls le Burkina Faso, la Mauritanie, la Tanzanie, le Togo et l'Equateur lui accordent une valeur, essentiellement symbolique. "C'est un instrument emblématique qui n'a pas de valeur juridique pratique. Le document n'offre pas les garanties de sécurité réclamées par notre système d'identification et nos services d'immigration", a souligné le vice-ministre des Affaires étrangères de l'Equateur, Marco Albuja.

Le Venezuela, tout comme le Nicaragua et la Bolivie, ont offert l'asile politique à Edward Snowden, à l'origine des révélations sur l'ampleur des programmes de surveillance des Etats-Unis. Mais toujours aucun signe du départ prochain de l'Américain pour l'un de ces pays. D'ailleurs, Caracas n'a pas encore reçu de réponse à son offre, a indiqué jeudi Elias Jaua, ministre vénézuélien des Affaires étrangères, confirmant une information de WikiLeaks mardi.