Piotr Pavlenski affirme à CNN avoir "volé" la vidéo intime de Benjamin Griveaux "dans l'ordinateur" d'Alexandra de Taddeo

L'artiste russe s'est exprimé dans une interview à une journaliste de la chaîne américaine CNN. 

L\'activiste russe Piotr Pavlenski, à Paris, le 18 février 2020. 
L'activiste russe Piotr Pavlenski, à Paris, le 18 février 2020.  (CARINE SCHMITT / HANS LUCAS)

"J'ai volé ce matériel dans l'ordinateur [d'Alexandra de Taddeo]". L'activiste politique russe Piotr Pavlenski a révélé dans une interview à CNN (lien en anglais) la façon dont il s'est procuré les vidéos intimes de Benjamin Griveaux, vendredi 21 février. Mis en examen mardi pour "atteinte à l'intimité de la vie privée" et "diffusion sans l'accord de la personne d'images à caractère sexuel", il a toujours revendiqué avoir mis en ligne ces images qui ont poussé le candidat LREM à la mairie de Paris à se retirer de la course, arguant une motivation politique. 

Egalement mise en examen, Alexandra de Taddeo, la compagne du Piotr Pavlenski, a quant à elle confirmé en garde à vue avoir été la destinaire des vidéos à caractère sexuel, mais a nié les avoir partagées, y compris avec l'activiste russe. 

"Ce n'est que le début de Pornopolitique"

"Elle ne savait pas que [j'] avais trouvé [son ordinateur] et que j'avais pris cette vidéo", a poursuivi Piotr Pavlenski. "[La vidéo] a été publiée et elle a commencé à être diffusée et après elle ne pouvait plus rien faire. Alexandra n'était pas contente que je ne lui demande pas", a-t-il expliqué.

"Ce n'est que le début du projet Pornopolitique, mais je dois tout reconstruire parce qu'après seulement trois jours, ce projet a été bloqué. Pornopolitique, c'est ma démarche artistique", a-t-il insisté. Sa démarche ? Monter un site où les internautes pourraient "regarder de la pornographie mettant en scène des hauts fonctionnaires, des politiciens, des gens de pouvoir." 

Piotr Pavlenski a par ailleurs affirmé ne pas réfléchir au fait qu'il puisse perdre son statut de réfugié politique, disant être "habitué aux menaces".