LA PHOTO. Avion militaire abattu par la Turquie: Poutine tempère, pas les Russes

Après la destruction par Ankara d'un chasseur-bombardier russe au-dessus de la frontière syrienne, on s'attendait à des représailles sévères de la part de Moscou. Vladimir Poutine n'avait-t-il pas accusé son voisin de «coup de poignard dans le dos» et d'«islamisation» de son pays? Il a choisi de suggérer le boycott du tourisme en Turquie. A Moscou, la représentation turque a été prise pour cible.

Plusieurs centaines de manifestants s\'en prennent à la façade de l\'ambassade de Turquie, brisant les vitres avec des pierres et surnommant le chef de l\'Etat turc «ErdoganLaden», en référence à Ben Laden, sans que la police intervienne. De leur côté, les autorités russe et turque ont préféré désamorcer l\'escalade entre les deux pays, même si Moscou dénonce une «provocation planifiée» à propos du crash d\'un avion de guerre russe abattu par 2 F-16 turcs. La Russie «ne fera pas la guerre à la Turquie, (ses) relations avec le peuple turc n\'ont pas changé», a promis le ministre des Affaires étrangères Sergueï Lavrov. De gros contrats économiques sont en jeu. En revanche, cet incident, le plus grave depuis le début de l\'intervention russe en Syrie il y a deux mois, risque de rendre encore plus difficile l\'adhésion de la Russie à une coalition antiDaech, après les attentats de Paris.
Plusieurs centaines de manifestants s'en prennent à la façade de l'ambassade de Turquie, brisant les vitres avec des pierres et surnommant le chef de l'Etat turc «ErdoganLaden», en référence à Ben Laden, sans que la police intervienne. De leur côté, les autorités russe et turque ont préféré désamorcer l'escalade entre les deux pays, même si Moscou dénonce une «provocation planifiée» à propos du crash d'un avion de guerre russe abattu par 2 F-16 turcs. La Russie «ne fera pas la guerre à la Turquie, (ses) relations avec le peuple turc n'ont pas changé», a promis le ministre des Affaires étrangères Sergueï Lavrov. De gros contrats économiques sont en jeu. En revanche, cet incident, le plus grave depuis le début de l'intervention russe en Syrie il y a deux mois, risque de rendre encore plus difficile l'adhésion de la Russie à une coalition antiDaech, après les attentats de Paris. (KIRILL KUDRYAVTSEV / AFP)
A Moscou, le 25 novembre 2015. Plusieurs centaines de manifestants s'en prennent à la façade de l'ambassade de Turquie, brisant les vitres avec des pierres et surnommant le chef de l'Etat turc «ErdoganLaden», en référence à Ben Laden, sans que la police intervienne. De leur côté, les autorités russe et turque ont préféré désamorcer l'escalade entre les deux pays, même si Moscou dénonce une «provocation planifiée» à propos du crash d'un avion de guerre russe abattu par 2 F-16 turcs. La Russie «ne fera pas la guerre à la Turquie, (ses) relations avec le peuple turc n'ont pas changé», a promis le ministre des Affaires étrangères Sergueï Lavrov. De gros contrats économiques sont en jeu. En revanche, cet incident, le plus grave depuis le début de l'intervention russe en Syrie il y a deux mois, risque de rendre encore plus difficile l'adhésion de la Russie à une coalition antiDaech, après les attentats de Paris.