Affaire Alexeï Navalny : la police russe assure que l'opposant politique souffrait d'une "pancréatite" et nie l'empoisonnement

La Russie a de nouveau rejeté la thèse de l'empoisonnement de l'opposant politique, soigné en Allemagne après être tombé dans le coma en Sibérie, fin août.

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L'opposant politique russe Alexeï Navalny, à Moscou (Russie), le 29 septembre 2019. (SHAMIL ZHUMATOV / REUTERS)

La Russie écarte à nouveau la thèse de l'empoisonnement dans l'affaire Alexeï NavalnyLa police russe a affirmé, vendredi 6 novembre, que le principal opposant au Kremlin, soigné en Allemagne après être tombé dans le coma en Sibérie fin août, souffrait d'une "pancréatite chronique". "Le diagnostic final a été posé par les médecins en tenant compte de plusieurs études chimiques et toxicologiques" et "l'empoisonnement (…) n'a pas été confirmé", selon l'antenne sibérienne de la police des transports russe, chargée de l'affaire.

Trois laboratoires européens disent le contraire

Ces allégations vont à l'encontre des conclusions de trois laboratoires européens, confirmées par l'Organisation pour l'interdiction des armes chimiques (OIAC), et qui tendent à démontrer qu'Alexeï Navalny a été empoisonné par un agent neurotoxique de la famille du Novitchok.

L'opposant russe avait été hospitalisé le 20 août dans un état grave à Omsk, en Sibérie, puis transféré le surlendemain à l'hôpital de la Charité, à Berlin (Allemagne), qu'il a quitté le 23 septembre au terme de 32 jours d'hospitalisation dont 24 dans le coma. Toujours en convalescence en Allemagne, il accuse le président russe Vladimir Poutine d'être derrière son empoisonnement.

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