Meurtre du député britannique David Amess : "Pas sûr qu'on soit obligé de renforcer la sécurité des parlementaires", estime un ancien député britannique

Dominic Grieve, ancien député conservateur britannique a exprimé, ce dimanche sur franceinfo, sa crainte que "la tâche des députés soit plus difficile à mener", si leur sécurité est renforcée.

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Radio France
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L'ancien député britannique Dominic Grieve assiste à la deuxième journée de la conférence annuelle du Parti conservateur, à Manchester, le 30 septembre 2019. (OLI SCARFF / AFP)

"Je ne suis pas sûr qu'on soit obligé de renforcer la sécurité des parlementaires", a estimé, dimanche 17 octobre, sur franceinfo, Dominic Grieve, ancien procureur général du gouvernement Cameron et ancien député conservateur britannique, alors que la ministre de l'Intérieur britannique Priti Patel envisage de renforcer les mesures de sécurité pour les parlementaires après l'assassinat du député britannique David Amess, vendredi.

"Si quelqu'un souhaite agresser un député, il n'a pas besoin de prendre rendez-vous dans sa permanence, affime l'ancien procureur général, car les électeurs savent très bien où se trouve leur député". Selon lui, les parlementaires doivent rester "libres de rencontrer les électeurs", sans avoir autour de soi, un dispositif de sécurité "digne d'un Premier ministre".

Il craint qu'avec un renforcement des mesures, "la tâche des députés soit plus difficile à mener", et que cela entraîne "des dépenses en plus". Dominic Grieve reconnaît tout de même qu'il existe des "lacunes" dans les systèmes de sécurité britanniques, et que le "défi c'est de protéger suffisamment les députés pour que la vie démocratique continue".

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