Irlande du Nord : les unionistes reconnaissent la victoire du Sinn Fein, qui salue "une nouvelle ère"

Après la désignation des 90 élus de l'Assemblée locale d'Irlande du Nord, le Sinn Fein va s'imposer face à son rival historique, le DUP, principal parti unioniste jusqu'alors dominant.

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Michelle O'Neill, dirigeante du Sinn Fein en Irlande du Nord, à Magherafelt (Royaume-Uni), le 7 mai 2022. (PAUL FAITH / AFP)

Une "nouvelle ère" en Irlande du Nord ? Aux portes d'une victoire historique, le parti nationaliste Sinn Fein, partisan d'une réunification de toute l'Irlande, s'est félicité samedi 7 mai d'"un moment très important de changement", malgré le risque de paralysie politique. Alors que progresse le long dépouillement des bulletins de vote déposés jeudi dans les urnes pour désigner les 90 élus de l'Assemblée locale, des résultats partiels donnent une légère avance au Sinn Fein face à son rival unioniste DUP, favorable au maintien au sein de la couronne britannique. C'est une première en cent ans d'histoire de la province, sous tension en raison du Brexit.

Le DUP, principal parti unioniste jusqu'alors dominant dans l'assemblée locale, a reconnu samedi que les républicains du Sinn Fein étaient en passe de remporter la victoire. Le chef du Democratic Unionist Party, Jeffrey Donaldson, sur la chaîne Sky News, a répété que sa formation refuserait de rejoindre un nouveau gouvernement d'union sans changement au statut post-Brexit de la province britannique.

De difficiles pourparlers à venir

Une victoire propulserait Michelle O'Neill, la dirigeante du Sinn Fein, au poste de cheffe du gouvernement local, qui doit être dirigé conjointement par nationalistes et unionistes en vertu de l'accord de paix de 1998.

A Belfast, le décompte donne jusqu'ici au Sinn Fein 23 des 77 sièges déclarés, contre 21 pour son rival unioniste du DUP, favorable à la couronne britannique. Le parti nationaliste a déjà obtenu le plus de votes de première préférence (29% contre 21,3%) et la fin du dépouillement ne devrait pas inverser la donne.

Mais les pourparlers pour la formation d'un gouvernement s'annoncent difficiles et le risque de paralysie plane, les unionistes refusant de rejoindre un gouvernement tant que resteront en place les contrôles douaniers post-Brexit, qui menacent selon eux l'intégrité du Royaume-Uni.

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