VIDEO. "Nous avons été très chanceux" : Ioulia Skripal, fille de l'ancien espion empoisonné, donne sa première interview

"J'essaie de prendre un jour après l'autre et je veux aider mon père jusqu'à ce qu'il se remette complètement", a indiqué la jeune femme à l'agence Reuters.

Ioulia Skripal, fille de l\'ex-espion russe empoisonné, mercredi 23 mai 2018 à Londres (Royaume-Uni).
Ioulia Skripal, fille de l'ex-espion russe empoisonné, mercredi 23 mai 2018 à Londres (Royaume-Uni). (DYLAN MARTINEZ / REUTERS)

"Nous avons été très chanceux de survivre à cette tentative d'assassinat." Ioulia Skripal, empoisonnée le 4 mars à Salisbury (Angleterre) avec son père, l'ex-espion Sergueï Skripal, a accordé sa première interview depuis sa sortie de l'hôpital, début avril. Dans cet entretien en russe diffusé mercredi 23 mai par l'agence Reuters, la jeune femme de 33 ans indique son souhait de rentrer en Russie, mais précise d'abord vouloir se rétablir.

Une large cicatrice à la base du cou, elle esquisse un sourire avant d'exprimer sa reconnaissance aux diplomates de son pays tout en disant qu'elle n'est "pas prête" à accepter à ce stade l'aide de l'ambassade russe.

"Je ne veux pas rentrer dans les détails mais je voudrais juste dire que le traitement était lourd et profondément déprimant", dit-elle.

La Russie souhaite toujours l'entendre

La jeune femme, qui est sous la protection des autorités britanniques, dit être restée dans le coma pendant 20 jours. "Quand je me suis réveillée, j'ai appris que nous avions tous les deux été empoisonnés."

"J'essaie de prendre un jour après l'autre et je veux aider mon père jusqu'à ce qu'il se remette complètement", ajoute Ioulia Skripal, qui se dit "choquée" qu'un agent neurotoxique ait été utilisé contre elle.

Ma vie a été bouleversée et maintenant j'essaie de m'accoutumer aux changements incroyables dans ma vie, tant physiques qu'émotionnels.Ioulia Skripalà Reuters

Après la diffusion du témoignage de la jeune femme, l'ambassade de la Russie à Londres s'est réjouie de la voir "en bonne santé", tout en insistant pour que des diplomates russes puissent la contacter.