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Poutine comparé à Hitler, accusation de russophobie : le ton monte encore entre Moscou et Londres dans l'affaire Skripal

L'empoisonnement de Sergueï Skripal a ravivé le climat de confrontation Est-Ouest, latent depuis l'annexion de la Crimée par Moscou en mars 2014, et a exacerbé les tensions entre Moscou et Londres dont les relations étaient déjà glaciales.

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France Télévisions
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Le ministre des Affaires Etrangères britannique Boris Johnson, à Londres, mercredi 21 mars 2018.  (AFP)

La Russie et le Royaume-Uni sont passés aux invectives sévères. Après l'empoisonnement en Angleterre de l'ex-espion russe Sergueï Skripal, à l'origine d'un regain de tensions Est-Ouest, les deux pays ont franchi une nouvelle limite : celle du point Godwin. Mercredi 21 mars, le chef de la diplomatie britannique, Boris Johnson, a trouvé "juste" de comparer la Coupe du monde de football en Russie avec les jeux Olympiques de Berlin en 1936 sous Hitler.

"Franchement, c'est à vomir de penser à Poutine en train de se glorifier lors de cet événement sportif", a-t-il ajouté, en réponse à un parlementaire qui estimait que le président russe Vladimir Poutine allait utiliser la Coupe du monde "comme Hitler a utilisé les jeux Olympiques de 1936".

"De tels parallèles (...) sont inadmissibles et indignes d'un chef de la diplomatie d'un Etat européen", s'est aussitôt étranglée la porte-parole de la diplomatie russe, Maria Zakharova, sur Facebook.

"Sortez un peu de votre russophobie" 

Plus tôt à Moscou, tous les ambassadeurs étaient invités au ministère des Affaires étrangères pour écouter la position russe dans cette affaire. Interpellé par une diplomate britannique sur ses éventuels programmes d'armes chimiques, un responsable du ministère russe des Affaires étrangères, Vladimir Ermakov, lui a répondu pour le moins sèchement : "Sortez donc un peu de votre russophobie, de votre mentalité insulaire (...) J'ai honte pour vous".

Affirmant à de nombreuses reprises "n'accuser personne", le responsable russe a martelé : "Soit les autorités britanniques ne sont pas en mesure de fournir une protection contre ce type, disons-le ainsi, d'attaque terroriste, soit elles ont directement ou indirectement (...) mis en scène une attaque contre un citoyen russe", a-t-il expliqué lors de cette réunion par ailleurs snobée par les ambassadeurs britannique, français et américain. 

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