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Syrie : une trêve confuse pour Alep

À Alep, les armes devaient se taire dès 8 heures, jeudi 20 octobre. Mais les tirs n'ont pas cessé et les civils n'ont pas évacué l'est de la ville.

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Radio France
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Des officiers attendent au niveau d'un des corridors humanitaires mis en place à Alep. (SPUTNIK)

La trêve "humanitaire" décrétée par la Russie à Alep (Syrie) devait débuter jeudi 20 octobre à 8 heures. Mais les tirs continuent et les corridors prévus pour l'évacuation des civils restent désespérément vides.

Pas un passager dans les autobus verts postés à l'entrée du quartier de Bustan al-Qasr. Ils étaient destinés à reconduire les civils, censés quitter Alep-Est par l'un des huit corridors humanitaires mis en place avec la trêve. Depuis le début de la journée, pas un seul habitant de la ville ne les a empruntés pour franchir la ligne de front entre l'est et l'ouest d'Alep.

Les armes ne se sont pas tues à Alep-Est

Les dizaines de milliers de personnes encore présentes dans la partie assiégée de la ville ne semblent pas prêtes à sortir via ces corridors. Selon l'armée turque, les rebelles les en empêchent pour les utiliser comme boucliers humains. L'opposition armée, elle, voit dans ces corridors un piège tendu par Damas et Moscou, un moyen de vider Alep-Est de ses habitants et contraindre ainsi les rebelles à la reddition.

Quoi qu'il en soit, depuis l'entrée en vigueur de la trêve, le silence n'est pas revenu à Alep-Est. Des tirs d'armes automatiques retentissent et des obus de mortier tombent à intervalles réguliers. Ils sont tirés depuis les quartiers rebelles, affirme l'armée syrienne.

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