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Syrie : l'Etat islamique truffe d'explosifs le site antique de Palmyre

Située dans le centre de la Syrie, Palmyre est tombée aux mains des jihadistes il y a un mois.

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La ville antique de Palmyre, dans le désert syrien, le 13 octobre 2009. (MAXPPP)

Les jihadistes de l'organisation Etat islamique (EI) ont truffé de mines et d'explosifs le site antique de Palmyre, en Syrie, a indiqué dimanche 21 juin l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH), ONG proche des rebelles. Située dans le centre de la Syrie, Palmyre est tombée aux mains des jihadistes un mois plus tôt, faisant craindre la destruction de son inestimable patrimoine archéologique.

Il est toutefois difficile de déterminer dans l'immédiat si l'intention des jihadistes est de faire sauter le site antique ou bien d'empêcher les force syriennes d'avancer, a précisé l'OSDH. Appelée la "perle du désert", la cité de Palmyre est inscrite au patrimoine mondial de l'Unesco. Située à 210 km au nord-est de Damas, elle est réputée pour ses colonnades torsadées romaines, ses temples et ses tours funéraires.

L'ONG a précisé que le régime syrien avait mené de nombreuses frappes aériennes contre les quartiers résidentiels de la ville ces dernières 72 heures, faisant au moins 11 morts. 

Le responsable des antiquités syriennes "très pessimiste"

Le directeur des antiquités syriennes, Maamoun Abdel Karim, a indiqué dimanche qu'il avait reçu des informations affirmant que les vestiges avaient été minés. "J'espère que ces informations sont inexactes, mais nous sommes inquiets", a-t-il dit, appelant "les habitants de Palmyre, les chefs des tribus, les religieux et les hommes de culture à intervenir pour empêcher [la répétition] de ce qui s'est passé dans le nord de l'Irak", où des sites historiques ont été détruits. "Je suis très pessimiste, je suis triste", a conclu Maamoun Abdel Karim.

Depuis la prise de la ville, l'Etat islamique a commis des exactions, dont la décapitation de vingt hommes sur le site antique, et y a fait exploser la prison, l'une des plus célèbres de Syrie pour les tortures qui y étaient infligées par le régime de Bachar Al-Assad.

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