Les religieuses emprisonnées par les rebelles syriens ont été libérées

Capturées en décembre 2013, elles ont été remises en liberté, lundi 10 mars. En échange, 150 prisonnières détenues par le régime syrien ont été libérées, selon une organisation de défense des droits de l'homme.

Deux des religieuses lors de leur libération, lundi 10 mars 2014 à Jdaidet Yabous (Syrie).
Deux des religieuses lors de leur libération, lundi 10 mars 2014 à Jdaidet Yabous (Syrie). (LOUAI BESHARA / AFP)

Libres après trois mois de détention. Un groupe de religieuses capturées le 3 décembre 2013 par les rebelles à Maaloula (Syrie) a finalement été relâché, lundi 10 mars. En échange, 150 prisonnières détenues par le régime syrien ont été remises en liberté, selon une organisation de défense des droits de l'homme. Ce dénouement fait suite à une médiation organisée par le Liban et le Qatar. Les seize femmes sont arrivées à un poste-frontière syrien situé sur la frontière avec le Liban, après un éprouvant voyage de neuf heures.

Les treize religieuses et trois de leurs auxiliaires avaient été enlevées dans leur couvent de Maaloula, une localité chrétienne au nord de Damas. Elles étaient depuis détenues par le Front Al-Nosra, branche syrienne d'Al-Qaïda, à Yabroud. 

"Personne ne nous a importunées"

Les religieuses étaient dans un état d'extrême fatigue, et deux d'entre elles ont dû être portées hors de la voiture qui les transportait. "Nous voulons remercier Dieu, qui nous a permis d'être ici aujourd'hui, a déclaré l'une d'elles. Nous remercions le président Bachar Al-Assad d'avoir été en contact avec l'émir du Qatar [Tamim Bin Hamad al-Thani]."

La religieuse, qui s'est exprimée assise, a déclaré que les 16 otages avaient été bien traitées au cours de leur captivité. Le Front Al-Nosra "nous donnait tout ce qu'on demandait" et "personne ne nous a importunées", a-t-elle assuré. Elle a aussi démenti les rumeurs selon lesquelles les ravisseurs auraient obligé les religieuses à ôter leurs croix.