La Syrie dénonce une attaque de "missiles ennemis" sur plusieurs de ses "positions militaires"

Il s'agirait "probablement" de tirs "israéliens", estime l'Observatoire syrien des droits de l'homme, qui affirme que 26 combattants prorégime ont été tués.

Région d\'Alep (Syrie), en décembre 2012.
Région d'Alep (Syrie), en décembre 2012. (HERVE BAR / AFP)

Des "missiles ennemis" ont visé des "positions militaires" du régime syrien dans les provinces de Hama et d'Alep, dimanche 29 avril au soir, a annoncé l'agence officielle Sana, dénonçant une "agression", sans en identifier les auteurs. 

L'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH), une ONG, a confirmé ces tirs de missiles, ajoutant qu'ils étaient "probablement israéliens" et que "des éléments iraniens" étaient stationnés sur deux des bases militaires visées. La Brigade 47, une base militaire dans la province centrale de Hama, compte parmi les cibles, affirme aussi l'ONG. Les frappes y auraient tué 26 combattants prorégime, en "majorité" des Iraniens

Israël et la Syrie sont officiellement en état de guerre. Le 9 avril, Israël a été accusé par le régime syrien et son allié iranien d'avoir mené des frappes meurtrières contre une base militaire dans le centre de la Syrie, qui ont fait au moins 14 morts, dont sept soldats iraniens. Quelques jours plus tard, le 14 avril, Washington, Paris et Londres ont mené des frappes contre plusieurs positions militaires du régime, en représailles à une attaque chimique présumée sur la ville de Douma, bastion rebelle de la Ghouta orientale, qui aurait fait plusieurs dizaines de morts, selon les secouristes.