Enlevé en Syrie, un photojournaliste franco-américain raconte sa capture

Jonathan Alpeyrie a été libéré fin juillet après 81 jours de captivité, au nord de Damas.

Capture d\'écran d\'une vidéo d\'Europe 1 montrant l\'interview du journaliste franco-américain Jonathan Alpeyrie, dans les locaux de la radio à Paris, le 1er août 2013.
Capture d'écran d'une vidéo d'Europe 1 montrant l'interview du journaliste franco-américain Jonathan Alpeyrie, dans les locaux de la radio à Paris, le 1er août 2013. (EUROPE 1 / FRANCETV INFO)

Il est resté trois mois en captivité en Syrie. Jonathan Alpeyrie, photojournaliste franco-américain, s'est livré, jeudi 1er août sur Europe 1 et dans Paris Match, sur son enlèvement resté secret jusqu'à sa libération, à la fin du mois de juillet. "J'ai été trahi par mon fixeur", raconte le journaliste, qui explique avoir été cagoulé et enlevé à un faux point de passage.


"Des hommes cagoulés nous ont sortis du véhicule. Ils m'ont mis à genoux et ont fait semblant de m'exécuter de plusieurs coups de feu. Puis ils m'ont bâillonné et menotté", explique-t-il. "Les soldats me donnaient des coups de pied, me marchaient dessus en rigolant. Ils essayaient de me briser psychologiquement. Puis un groupe d'hommes est arrivé, tous barbus. Je les ai vus libérer le fixeur. Clairement, ils avaient un accord avec lui. J'ai ensuite passé trois semaines attaché à un lit", poursuit-il. 

Jonathan Alpeyrie détaille encore ses conditions de détention et ses relations avec ses geôliers. "Je leur ai montré que j'étais docile", se souvient-il, indiquant avoir tissé des liens d'amitié avec les plus jeunes d'entre eux qui l'ont laissé libre. Il a finalement été libéré contre une rançon de 450 000 dollars (340 000 euros).