Que sait-on de Lin Jun, la victime du "dépeceur de Montréal" ?

Cet étudiant chinois de 33 ans, tué et dépecé à Montréal, n'était pas le compagnon de son meurtrier présumé, Luka Magnotta, indique la presse chinoise. 

Photo non datée de Lin Jun, un étudiant chinois tué et dépecé dans l\'appartement de Luka Magnotta à Montréal (Canada).
Photo non datée de Lin Jun, un étudiant chinois tué et dépecé dans l'appartement de Luka Magnotta à Montréal (Canada). (QUIRKY CHINA NEWS / REX / SIPA)

Il est mort sous les coups d'un pic à glace puis a été dépecé dans l'appartement de Luka Magnotta, à Montréal (Canada). Mais Lin Jun n'était pas le compagnon de son meurtrier présumé, rapporte mardi 5 juin la presse chinoise citant des proches de la victime.

Ce Chinois de 33 ans au corps athlétique, arrivé au Canada en juillet 2010 pour y suivre des études d'informatique, avait de nombreux amis. Il était engagé dans une relation amoureuse avec un autre homme quand il a croisé le chemin de celui que l'on surnomme le "dépeceur de Montréal" et qui a été arrêté lundi dans un cybercafé berlinois.

"Une personne parfaitement ordinaire"

Lin Jun était "poli", aimait poser en photo et relater sa vie sur son compte Sina Weibo, l'équivalent chinois de Twitter, où plus de 17 500 internautes suivaient ses messages. Il avait beaucoup d'"amis et d'admirateurs", a expliqué l'un des ses amis cité par le journal Global Times.

L'étudiant avait révélé son homosexualité sur Sina Weibo, chose très rare en Chine. A Montréal, pour financer ses études, il travaillait dans une épicerie en parallèle. Son patron, le dernier à l'avoir vu le 24 mai, décrit, selon Le Figaro.fr, "une personne parfaitement ordinaire".

"Justin le Méchant"

Le site du quotidien évoque toutefois son comportement étrange sur le net. Lin Jun se faisait appeler "Justin le Méchant", publiait sur son compte des photos de lui nu et faisait des allusions à des films d'horreur dans ses messages. Le site du quotidien publie un autoportrait sur lequel il apparaît avec les cheveux roses, un visage craquelé et une dentition de zombie.

De son côté, RFI rapporte que le 22 avril, Lin Jun avait posté une photo du métro de Montréal, une rame vide, avec ces mots : "Le train cannibale de minuit"