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Yémen : cinq attentats coordonnés font au moins 31 morts et des dizaines de blessés à Sanaa

L'organisation Etat islamique a revendiqué les attaques meurtrières menées dans la capitale yéménite, notamment contre des mosquées chiites.

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France Télévisions
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La fumée s'échappe au-dessus de la mosquée d'Al-Qouba al-Khadra, à Sanaa (Yémen), le 17 juin 2015. (MOHAMMED HAMOUD / ANADOLU AGENCY / AFP)

La capitale yéménite endeuillée à la veille du ramadan. Au moins 31 personnes ont été tuées et des dizaines blessées mercredi 17 juin, à Sanaa, dans cinq attentats simultanés, revendiqués par l'organisation jihadiste de l'Etat islamique. Deux voitures piégées ont visé des mosquées et une troisième la maison du chef du bureau politique de la rébellion chiite Houthie, Saleh al-Sammad. Deux autres engins ont explosé devant des mosquées à l'heure de la prière du soir, selon des témoins.

Un mosquée déjà visée par les jihadistes en mars

L'une des mosquées touchées, Al-Hachouch, avait déjà été visée en mars par un attentat revendiqué par le groupe Etat islamique. Cet attentat suicide avec deux autres attaques contre des mosquées avaient alors fait 142 morts. Les autres mosquées visées mercredi sont celles d'Al-Kibissi, d'Al-Tayssir et d'Al-Qouba al-Khadra. Des témoins rapportent que les bombes avaient été placées à l'entrée des mosquées et ont explosé au moment où les fidèles entraient pour la prière.

Ces attaques aggravent une situation déjà chaotique. Depuis fin mars, une coalition menée par l’Arabie saoudite frappe les positions rebelles. Les bombardements ont fait plus de 2 600 morts, selon l’ONU, mais les raids aériens n’ont en rien freiné la progression des rebelles houtistes qui, en plus de Sanaa, contrôlent une grande partie d’Aden, deuxième ville du pays. Des pourparlers sont en cours à Genève entre les rebelles houtistes et le gouvernement yéménite exilé en Arabie saoudite, pour tenter d’arracher un cessez-le-feu.

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