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Yémen : 1 200 détenus libérés par les rebelles lors de combats

Les chiites Houthis ont relâché ces prisonniers alors qu'ils s'apprêtaient à perdre le contrôle de la prison centrale de Taëz.

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Des combattants de la Résistance populaire, le 21 mai 2015, dans les rues de Taëz (Yémen). (ABDEL RAHMAN ABDALLAH / AFP)

La grande évasion. Quelque 1 200 détenus ont été libérés, mardi 30 juin, de la prison de Taëz, dans le sud-ouest du Yémen par les rebelles chiites Houthis. Selon des responsables loyalistes, ils ont ouvert les portes du pénitencier alors qu'ils s'apprêtaient à perdre le contrôle du bâtiment au profit des forces pro-gouvernementales.

"Nos combattants sont aussitôt partis à la recherche des prisonniers évadés parmi lesquels des criminels et des condamnés à mort", a déclaré un responsable de la Résistance populaire, anti-rebelles, sans préciser si des détenus d'Al-Qaïda figuraient parmi les fugitifs.

300 détenus déjà libérés début avril

Les rebelles et leurs adversaires sont en guerre depuis des mois pour le contrôle de Taëz, troisième ville du Yémen. La Résistance populaire est un collectif de combattants hostiles aux rebelles chiites qui, avec le soutien d'unités militaires fidèles à l'ex-président Ali Abdallah Saleh, se sont emparés depuis l'an dernier de vastes régions du Yémen.

Depuis le 26 mars, une coalition arabe commandée par l'Arabie saoudite mène une campagne aérienne visant à empêcher ces insurgés de prendre le contrôle de tout le pays, voisin du riche royaume pétrolier. Al-Qaïda dans la Péninsule arabique (Aqpa) avait attaqué, début avril, la prison centrale de Moukalla, dans le sud-est du Yémen, et libéré plus de 300 détenus dont l'un de ses chefs, en profitant du chaos provoqué par le conflit dans ce pays.

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