Carnage au Yémen : au moins 140 morts dans des raids aériens

L'Arabie saoudite, qui dirige la coalition arabe, nie toute implication.

Des secouristes yéménites recherchent des victimes dans les décombres après les bombardements sur Sanaa, la capitale du Yémen, le 8 octobre 2016.
Des secouristes yéménites recherchent des victimes dans les décombres après les bombardements sur Sanaa, la capitale du Yémen, le 8 octobre 2016. (MOHAMMED HUWAIS / AFP)
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franceinfo avec AFPFrance Télévisions

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Un déluge de feu est tombé sur le Yémen. Selon un bilan provisoire de l'ONU, plus de 140 personnes ont été tuées et au moins 525 ont été blessées, samedi 8 octobre, dans des bombardements sur Sanaa, la capitale yéménite. Les raids aériens ont frappé une foule en deuil. Les rebelles Houthis ont attribué ces frappes à la coalition arabe dirigée par l'Arabie saoudite.

La coalition a rapidement nié toute implication dans ces frappes, estimant dans un communiqué qu'il faudrait envisager "d'autres causes" à l'attaque, qualifiée de "massacre" par les rebelles. Les rebelles chiites Houthis, qui se sont emparés de Sanaa il y a deux ans, sont combattus par la coalition arabe, alliée du gouvernement yéménite reconnu par la communauté internationale.

Le soutien américain remis en question

L'événement pourrait amener les occidentaux à réétudier leur soutien à la coalition arabe. Les Etats-Unis se sont déclarés "profondément troublés". La coalition s'est dit prête de son côté à associer les Américains à une enquête "immédiate".

Les frappes de samedi ont visé une salle publique où de nombreuses personnes étaient réunies dans l'après-midi pour présenter leurs condoléances pour la mort du père d'un ministre. Un énorme incendie s'est déclaré dans le bâtiment, qui s'est effondré, ont indiqué des habitants.