Syrie : Washington admet devoir négocier avec Bachar el-Assad

Alors que la Syrie entre dans sa cinquième année de conflit, pour la première fois, le secrétaire d'État américain John Kerry désigné le président syrien comme un interlocuteur pour d'éventuelles négociations.

FRANCE 2

La Syrie est entrée dimanche 15 mars dans sa cinquième année de conflit. Alors que plusieurs organisations internationales condamnent l'échec des grandes puissances à trouver une solution à cette guerre, qui a déjà coûté la vie à 215 000 personnes, le secrétaire d'État américain John Kerry a pris la parole et fait du président syrien Bachar el-Assad un interlocuteur pour d'éventuelles négociations.

"C'est un tournant qui repose sur deux constats", explique Valérie Astruc, en direct de Washington. "Premier constat : Washington a changé d'ennemi en Syrie. La priorité est d'en finir avec le groupe État islamique. Washington a besoin de Bachar el-Assad", explique la journaliste de France 2.

Une position qui ne devrait pas plaire à tout le monde

"Autre constat : après quatre ans de guerre civile sanglante, le président syrien est toujours au pouvoir. Washington ne parle donc plus du départ de Bachar el-Assad. Au contraire, ils évoquent des discussions possibles avec lui. Une position qui ne devrait pas plaire à tout le monde, notamment la France", indique Valérie Astruc.

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Le président syrien Bachar Al-Assad lors d\'une interview à Damas, le 8 janvier 2015.
Le président syrien Bachar Al-Assad lors d'une interview à Damas, le 8 janvier 2015. ( SANA / REUTERS)