Syrie : la communauté internationale impuissante

L’Union européenne appelle à la fin du massacre dans la Ghouta orientale, près de Damas. Les bombardements des forces favorables au régime syrien ont fait au moins 468 morts ces six derniers jours. Emmanuel Macron et Angela Merkel demandent au président russe d’agir.

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Angela Merkel et Emmanuel Macron ont écrit au président russe, Vladimir Poutine, pour lui demander de contribuer à une résolution des Nations Unies instaurant une trêve. En Syrie, la situation est toujours aussi catastrophique. Vendredi, des images de journalistes présents sur place montraient un épais nuage de poussière : des moments terribles où les enfants doivent se cacher pour éviter les obus.
Depuis six jours en effet, les bombardements ont tué 468 civils, dont au moins 108 enfants. La Ghouta est un bastion contrôlé par les rebelles près de Damas. 400.000 habitants sont assiégés dans cette enclave et vivent l’enfer ces derniers jours.

Crise à l’ONU

Là-bas, les hôpitaux sont débordés et les victimes affluent. La communauté internationale tente de s’organiser. Emmanuel Macron a plaidé pour l’adoption d’un cessez-le-feu en Syrie. "Notre priorité c’est la lutte contre les terroristes islamistes. Elle demeure partout sur le terrain. Mais celle-ci doit respecter le droit international et en particulier les droits humanitaires", a-t-il martelé. Mais à l’ONU, le conseil de sécurité est paralysé dans l’attente de la décision de la Russie. Moscou n’est pas prêt à accepter un cessez-le-feu de 30 jours. Le vote prévu vendredi repoussé à samedi midi.

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Des civils fuient le lieu d\'une explosion après une frappe aérienne de l\'aviation du régime syrien dans la Ghouta orientale, une enclave rebelle de l\'est de Damas, le 8 février 2018.
Des civils fuient le lieu d'une explosion après une frappe aérienne de l'aviation du régime syrien dans la Ghouta orientale, une enclave rebelle de l'est de Damas, le 8 février 2018. (SAMIR TATIN / AFP)