"Il faut faire preuve d'humanité" : l'appel au président de la République de grands-parents d'enfants retenus dans un camp syrien

Lydie Maninchedda et son mari Patrice en appellent à Emmanuel Macron pour faire rapatrier leurs trois petits-enfants de Syrie, après la mort de leur mère, qui était française.

Lydie Maninchedda et son mari Patrice manifestent pour le retour des jihadistes Français détenus par les forces Kurdes en Syrie, le 31 janvier 2019.
Lydie Maninchedda et son mari Patrice manifestent pour le retour des jihadistes Français détenus par les forces Kurdes en Syrie, le 31 janvier 2019. (MATTHIEU MONDOLONI / FRANCEINFO)

"Ces enfants sont Français. Il ne faut pas les abandonner", a déclaré à France Inter Lydie Maninchedda, grand-mère de trois enfants actuellement seuls, sans parents, dans un camp du Kurdistan syrien. Le couple de grands-parents français interpelle le président de la République pour faire rapatrier leurs trois petits-enfants de Syrie, après la mort de leur mère. Le père, un Allemand, a été arrêté dans les rangs de l'État islamique.

Alors que les rapatriements de dizaines d'enfants se préparent, nous demandons que nos petits-enfants le soient aussi, qu'ils ne soient pas oubliés. Nous savons que l'opinion publique ne veut pas d'eux. Mais Monsieur Macron, il faut faire preuve d'humanité avec nos petits-enfants.Patrice Manincheddaà France Inter

"On fait un appel à l'aide au président de la République. Ces enfants sont français. On souhaite vivement qu'ils reviennent en France, se reconstruire, dans notre pays. Il ne faut pas les abandonner", explique leur grand-mère. Les trois petits-enfants survivants ont été identifiés dans l'un des camps du Kurdistan syrien, à Al-Hol. "L'aîné a 5 ans, le deuxième 3 ans, le plus petit, 1 an."

Depuis 2015, quelque 80 enfants ont été pris en charge par l'aide sociale à l'enfance, à leur retour de Syrie ou d'Irak. Tous sont désormais encadrés avec le même protocole : protection de juges des enfants, qui les placent d'abord auprès de l'aide sociale à l'enfance avant d'évaluer les situations familiales.