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Destructions à Palmyre : "les terroristes attaquent les différentes cultures qui travaillent ensemble"

Le groupe État islamique a de nouveau détruit un vestige antique dans la ville de Palmyre. Il s'agit du Tétrapyle, un monument de 16 colonnes. Interrogée par franceinfo, Mechtild Rössler, directrice du patrimoine à l’Unesco, craint que les travaux de restauration soient rendus difficiles par les mines après une éventuelle libération.

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Radio France
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Les terroristes du groupe Etat islamique ont déjà détruit plusieurs vestiges, comme ici le lion de Palmyre, en avril 2016. (LOUAI BESHARA / AFP)

C’était l’un des principaux trésors du site archéologique de Palmyre, en Syrie. Le groupe État islamique, qui a repris la ville en décembre, a détruit une partie du Tétrapyle, un monument antique de 16 colonnes. "C’était un symbole architectural, au croisement des différentes cultures", a confié samedi sur franceinfo Mechtild Rössler, la directrice du patrimoine à l’Unesco.

"Je pense que c’est ça qu’attaquent les terroristes : les différentes cultures qui travaillent ensemble", a ajouté la directrice, qui se dit "profondément choquée", car elle était dans la première mission d’évaluation d’urgence après la libération de Palmyre, en avril 2016. Elle espère une libération prochaine qui permettra de sauver les monuments restants, mais les mines disséminées sur les sites, rendront le travail difficile. "Il faudra recommencer le travail", déplore-t-elle.

"Le Tétrapyle était un symbole architectural" explique Mechtild Rössler, directrice du patrimoine à l’Unesco
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