Calvados : condamné pour apologie du terrorisme, Stéphane Poussier confesse "une fragilité par rapport à l'uniforme"

L'ex-candidat La France insoumise, Stéphane Poussier, condamné mardi à un an de prison avec sursis pour s'être réjoui de la mort du lieutenant-colonel Beltrame. Au micro de France Bleu Normandie, il assure avoir réagi de manière irrationnelle.

L\'ex-candidat La France insoumise, Stéphane Poussier, a été condamné mardi 27 mars à un an de prison avec sursis pour s\'être réjoui de la mort du lieutenant-colonel Beltrame.
L'ex-candidat La France insoumise, Stéphane Poussier, a été condamné mardi 27 mars à un an de prison avec sursis pour s'être réjoui de la mort du lieutenant-colonel Beltrame. (MAXPPP)

Stéphane Poussier a été condamné, mardi 27 mars, à un an de prison avec sursis pour apologie du terrorisme et à sept ans de privation de ses droits civiques, rapporte France Bleu Normandie.

L'ancien candidat de La France insoumise aux législatives dans le Calvados était jugé en comparution immédiate à Lisieux, dans le Calvados. Après l'attaque terroriste du Super U de Trèbes (Aude) vendredi, Stéphane Poussier s'était réjoui sur Twitter de la mort du lieutenant-colonel Arnaud Beltrame.

"Pris entre deux sentiments opposés"

Pendant l'audience, il a présenté ses excuses à la famille, aux proches et aux collègues d’Arnaud Beltrame. Il a expliqué être diminué depuis une intervention chirurgicale, et réagir de manière irrationnelle depuis. "C'est pas du bluff, a-t-il assuré à France Bleu Normandie. C'est la réalité, je suis diminué, et par moment je suis complètement irrationnel et déraisonnable."

"J'ai toujours une fragilité par rapport à l'uniforme, s'est-il justifié. "Comme je l'ai dit à monsieur le juge, j'aime les gardiens de la paix quand ils protègent la veuve et l'orphelin, je les déteste quand ils tabassent les grévistes et les manifestants. Je suis pris entre ces deux sentiments opposés".

"L'actualité a pesé dans la balance", a déclaré son avocate Floriane Gabriel, qui a plaidé la liberté d'expression. "Si monsieur Poussier avait commis le même genre de propos en dehors des attentats, je ne suis pas certaine qu'il aurait été condamné".

Stéphane Poussier confesse "une fragilité par rapport à l'uniforme" : le reportage France Bleu Normandie de Nolwenn Lejeune
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