Afghanistan : un attentat du groupe Etat islamique contre un centre éducatif fait au moins 24 morts

Un kamikaze s'est fait exploser à l'entrée d'un centre éducatif, dans un quartier de Kaboul régulièrement visé par le groupe Etat islamique.

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France Télévisions
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Un kamikaze s'est fait exploser devant un centre éducatif de Kaboul (Afghanistan), le 24 octobre 2020. (AFP)

Au moins 24 personnes ont été tuées et 57 blessées, dans un attentat suicide commis samedi 24 octobre contre un centre éducatif de Kaboul (Afghanistan). L'explosion, revendiquée par le groupe Etat islamique, s'est produite en fin d'après-midi près d'un établissement proposant des formations pour étudiants, dans un district de l'Ouest de la capitale, a déclaré à l'AFP Tareq Arian, porte-parole du ministère de l'Intérieur. "Un kamikaze qui voulait entrer dans le centre éducatif a été identifié par des gardes. Il s'est fait exploser dans l'allée menant au centre, avant de pouvoir y entrer", a-t-il détaillé.

Dans un message posté sur les réseaux sociaux, l'EI affirme que l'assaillant "s'est dirigé vers un rassemblement (…) à Kaboul, où il a fait détoner sa veste contenant des explosifs".

La communauté chiite visée

Un employé du centre a confirmé que l'explosion était survenue dans le parking de l'établissement. "J'étais à 100 mètres du centre quand une explosion m'a projeté à terre. Il y avait de la poussière et de la fumée partout autour de moi", a raconté à l'AFP Ali Reza, un habitant du quartier, ajoutant que "toutes les victimes sont des étudiants qui attendaient d'entrer" dans l'établissement.

L'Ouest de Kaboul est majoritairement peuplé de Hazaras, une ethnie presque uniquement chiite, régulièrement prise pour cible par l'EI. Mi-mai, des hommes armés ont fait un carnage dans une maternité de la zone, tuant 18 personnes, dont des mères prêtes à accoucher et des infirmières. L'assaut n'avait pas été revendiqué.

L'Afghanistan connaît une montée de la violence, alors que les talibans et le gouvernement de Kaboul ont entamé en septembre des pourparlers à Doha visant à mettre fin à des décennies de guerre, pour l'instant sans grandes avancées. Samedi, les services de renseignement afghans ont par ailleurs annoncé sur Twitter la mort d'Abou Muhsin al-Masri, un Egyptien considéré comme le numéro deux d'Al-Qaïda dans le sous-continent indien, lors d'une opération menée dans l'est de l'Afghanistan.

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