Liban : un an après les explosions de Beyrouth, la ville pleure toujours

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Liban : un an après les explosions de Beyrouth, la ville pleure toujours
FRANCE 3
Article rédigé par
D.Schlienger, N.Sadok. S.Lepetit - France 3
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À Beyrouth (Liban), un an jour pour jour après l'explosion du port, survenue le 4 août 2020, l'émotion est toujours forte. Plus de 200 personnes ont perdu la vie dans ce drame. Les Libanais, plombés par une crise sanitaire et économique, tentent malgré tout de se reconstruire. 

Un an après l'explosion qui a décimé Beyrouth (Liban), une veillée commémorative a eu lieu dans la capitale libanaise, mercredi 4 août. Dessiné sur le mur d'un immeuble, un cèdre, symbole du pays, porte désormais gravé en lui les noms de plus de 200 victimes de la catastrophe. "Quand je lis les noms derrière moi, des gens que je connais, et des gens que je ne connais pas… Cela fait un an, mais je n'arrive toujours pas à comprendre", confie une femme, très émue. Le 4 août 2020, à 18h08, un stock d'ammonium explosait, dévastant Beyrouth. Un an après, le port est resté figé. Seul le silo de maïs, à moitié éventré, est encore debout, comme un fantôme au milieu des ruines. 

Le gouvernement, grand absent de la reconstruction


Alors que l'enquête piétine, la classe politique fait l'autruche et le pays s'enlise. Karlen Hitti a perdu son mari, son frère et son cousin, tous les trois pompiers. La colère a pris le pas sur le deuil. "Aujourd'hui nous n'avons plus rien à perdre. Nous sommes prêts à découvrir la vérité à mains nues, prêts à aller chez nos dirigeants et à les faire sortir de force pour qu'ils rendent des comptes", déclare cette dernière. De nouvelles commémorations et des manifestations contre les dirigeants libanais sont prévues dans l'après-midi.

Les habitants n'ont pas attendu l'aide des autorités pour reconstruire. "Les Libanais ont fait preuve d'une capacité de résilience exceptionnelle. Spontanément, dès les premières heures après l'explosion, une centaine de volontaires sont venus déblayer les rues, les commerces et les habitations", rappelle le journaliste Sylvain Lepetit, en duplex depuis Beyrouth, mercredi 4 août, ajoutant que "tout le travail de reconstruction a été fait par les ONG libanaises" et financé "par la diaspora et la communauté internationale". 

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