Témoignage Gaza : "Il faut appeler à un cessez-le-feu", implore une Palestinienne réfugiée en Égypte

La guerre entre Israël et le Hamas dure depuis 77 jours mais aucune trêve n'est en vue pour le moment. Les Palestiniens qui ont pu fuir suivent la situation depuis des pays étrangers. Assia, partie en Égypte, demande la fin des combats.
Article rédigé par franceinfo
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La bande de Gaza depuis la frontière avec Israël, le 21 décembre 2023 (JACK GUEZ / AFP)

Au Proche-Orient, la guerre entre dans son 77e jour mais il n'y a toujours pas de trêve en vue entre Israël et le Hamas.  Le Conseil de sécurité de l’ONU n'a pas non plus voté sur une aide humanitaire à Gaza, alors que dans l’enclave palestinienne la situation semble empirer de jour en jour. Les appels pour un cessez-le-feu ne cessent de se multiplier à travers le monde, notamment de la part des civils palestiniens qui ont réussi à se réfugier dans d'autres pays. Parmi eux : Assia, une jeune Gazouie, qui a pu rejoindre l'Égypte il y a quelques semaines grâce à sa double nationalité. Elle implore la communauté internationale à trouver un accord pour stopper les combats. 


Assia a pu fuir vers l’Égypte il y a un mois, en laissant derrière elle une grande partie de sa famille dans la ville de Beit Lahia, au nord de la bande de Gaza. Les journalistes sont privés d'accès à la zone, alors depuis le début de la guerre, elle les informait par message de ce qui se passe à l'intérieur de l'enclave. Le dernier message audio d'Assia est arrivé ce jeudi. "On vient de savoir que l'un des mes cousins est décédé par un sniper israélien", explique-t-elle la voix étranglée par les larmes.

"Il a tiré dessus, sur son cou, directement. Et il est mort sur place, il est mort parce qu'il n'a pas trouvé un hôpital qui peut le réanimer"

Assia, Gazaouie réfugiée en Égypte

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"Il n'a que 16 ans, je l'ai élevé depuis sa naissance. J'ai le cœur qui saigne", confie Assia, éclatant en sanglots. 

Le silence de la communauté internationale dénoncé

Au fil de la conversation, les pleurs laissent place à la colère. Assia dénonce l’inaction de la communauté internationale. "Est-ce que c'est caché ces évènements, ces bombardements ? Est-ce que c'est caché devant tout le monde, est-ce que le monde voit ça ? Et s'il voit : il faut appeler ! Il faut appeler à un cessez-le-feu. Cessez-le feu !", implore-t-elle. 

Sajed, son cousin, a été enterré mercredi à Gaza. Assia se demande si un jour elle pourra y retourner pour se recueillir sur sa tombe. 

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