Reportage Guerre entre le Hamas et Israël : à la frontière entre l'Égypte et la bande de Gaza, l'aide humanitaire au cœur des tensions

Moustafa Madbouli, le Premier ministre égyptien, s'est rendu au poste-frontière de Rafah, au sud de la bande de Gaza. Il accuse Israël de ralentir le convoi de l'aide humanitaire.
Article rédigé par France Info
Radio France
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Le Premier ministre égyptien Mostafa Madbouli et le ministre de la Santé Khaled Abdel-Ghaffar tiennent une conférence de presse lors de sa visite à la frontière de Rafah au sud de la bande de Gaza, le 31 octobre 2023. (KHALED DESOUKI / AFP)

Le Premier ministre égyptien, Moustafa Madbouli, s'est exprimé le mardi 31 octobre, à l'occasion d'une longue conférence de presse au pied du poste-frontière de Rafah, tout près de la frontière avec la bande de Gaza. Au pied de ce terminal, situé côté égyptien, on entend le survol régulier des avions dans le secteur. On aperçoit aussi quelques fumées qui s'échappent de l'autre côté du mur, côté palestinien. Là-bas, les bombardements se poursuivent. 

Ici, dans le Sinaï, les camions d'aide humanitaire attendent de pouvoir entrer. Plusieurs dizaines de camions sont d'ailleurs stationnées là, en attendant de passer par le poste frontière. Au petit matin, la route qui mène jusqu'à Rafah, depuis la région où est stocké l'essentiel de l'aide, est ultra-sécurisée. Le Premier ministre égyptien a insisté sur l'absolue nécessité d'accélérer l'acheminement de l'aide humanitaire vers Gaza

Un acheminement de l'aide humanitaire trop lent

Lors de la conférence de presse, le chef du gouvernement égyptien a déclaré qu'Israël ralentissait le processus d'acheminement de l'aide, exigeant systématiquement de contrôler le contenu de chaque camion. Chacun des véhicules doit d'ailleurs se soumettre à un premier contrôle en Égypte, puis parcourir près de 50 kilomètres jusqu'à un nouveau point de contrôle en Israël avant de pouvoir accéder à Gaza. C'est en tout cas ce qu'ont indiqué à franceinfo les autorités et le Croissant rouge en Égypte.

Les checkpoints sont nombreux ici et l'armée égyptienne a même déployé des colonnes de chars à proximité des zones de contrôle. Tout cela dans un paysage encore marqué par les combats contre l'État islamique dans la région. La plupart des immeubles de ce secteur du Sinaï sont toujours criblés d'impacts de balles et les ambulances sont stationnées à proximité de la frontière. Chacun a ici en tête le tir israélien qui a touché Rafah et blessé neuf gardes-frontières égyptiens la semaine dernière.

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