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Manifestation pro-palestinienne à Paris : 45 personnes ont été placées en garde à vue, annonce le parquet

"Le fait d'organiser une manifestation interdite est passible d'une peine de prison de six mois de prison et 7 500 euros d'amende", a rappelé la porte-parole de la préfecture de police de Paris.

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Radio France
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Manifestation pro-palestinienne interdite à Paris, le 15 mai 2021. (SADAK SOUICI / LE PICTORIUM / MAXPPP)

45 personnes ont été placées en garde à vue après la manifestation interdite pro-palestinienne qui s'est tenue samedi 15 mai à Paris, a appris dimanche franceinfo, auprès du parquet.

>> En images, les manifestations pro-palestiniennes qui se sont tenues samedi en France.

La veille au soir sur notre antenne, la commissaire Laetitia Vallar, porte-parole de la préfecture de police de Paris, avait annoncé 367 verbalisations et 44 interpellations réalisées lors de cette manifestation samedi.

Elle a rappelé que 4 200 policiers et gendarmes avaient été déployés pour faire respecter l'arrêté d'interdiction pris par le préfet à la demande du ministre de l'Intérieur. Une interdiction qui était motivée par les risques de troubles à l'ordre public même s'il s'agissait d'une manifestation statique comme dans d'autres villes de France.

"Des heurts sans commune mesure avec 2014"

"La consigne était extrêmement claire et simple, celle de disperser immédiatement toutes les personnes qui viendraient se regrouper sur le secteur de Barbès à l'appel de l'organisateur de la manifestation", a confirmé la commissaire qui a tiré un bilan positif de cette stratégie d'interdiction et de dispersion immédiate et systématique. "S'il y a eu quelques heurts, ces derniers sont sans commune mesure avec ce qu'on a pu rencontrer en 2014". Elle a déploré toutefois qu'un "gendarme ait été blessé par un jet de projectile" et ajouté que le militaire avait été conduit à l'hôpital et que son état ne semblait pas présenter de gravité majeure.

Si 367 participants ont été verbalisés par une amende de 135 euros, la porte-parole de la préfecture de police de Paris rappelle que "le fait d'organiser une manifestation interdite est passible d'une peine de six mois de prison et 7 500 euros d'amende".

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