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Mahmoud Abbas et Shimon Peres reçus au Vatican le jour de la Pentecôte

Les présidents palestinien et israélien sont invités à prier pour la paix avec le pape François, le dimanche 8 juin.

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France Télévisions
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La président palestinien, Mahmoud Abbas, et le président israélien, Shimon Peres, le 22 juillet 2008, à Jérusalem. (GALI TIBBON / AFP)

La date a enfin été trouvée. Les présidents palestinien Mahmoud Abbas et israélien Shimon Peres se rendront au Vatican le dimanche 8 juin, afin de prier avec le pape François pour la paix au Proche-Orient, a annoncé le Vatican, jeudi 29 mai. "Cette date a été acceptée par les deux parties", a indiqué le porte-parole du Saint-Siège, Federico Lombardi, dans un communiqué.

A la fin de la messe, dimanche, sur la place de la Mangeoire à Bethléem (Palestine), François avait annoncé, à la surprise générale, qu'il invitait les présidents israélien et palestinien à se rendre dans "sa maison" au Vatican.

A Bethléem, "où est né le Prince de la paix, je désire adresser une invitation à vous, monsieur le président Mahmoud Abbas, et à monsieur le président Shimon Peres, pour faire monter ensemble avec moi une prière intense en invoquant de Dieu le don de la paix", avait dit le chef de l'Eglise catholique.

Shimon Peres, un ami du pape

Après cet appel sans précédent, les deux présidents s'étaient rapidement déclarés disponibles pour aller au Vatican. Shimon Peres, dont le mandat s'achève dans quelques semaines et qui est un ami du pape, avait tardé cependant à donner une date. Les gestes de François pendant son voyage n'ont pas été appréciés de tous dans la classe politique israélienne.

La date choisie ne pouvait ni être un vendredi, jour saint musulman, ni un samedi, jour de sabbat pour les juifs. Pour les chrétiens, ce dimanche 8 juin est la fête de la Pentecôte, la troisième plus importante après Pâques et Noël, qui célèbre le moment, où, selon la tradition, l'Esprit Saint est descendu sur les apôtres, leur donnant notamment la connaissance des langues des autres.

Dans l'avion qui le ramenait de Jérusalem à Rome, le pape avait précisé qu'il ne s'agissait aucunement d'une "médiation" de sa part, mais de la conviction que la prière pouvait inspirer la paix. François avait déjà eu l'idée d'une journée de prière pour la paix en Syrie en septembre dernier, au moment où les Etats-Unis et la France envisageaient de bombarder les troupes et les armements du régime de Bachar Al-Assad.

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