La police israélienne détruit la maison d'une famille palestinienne à Jérusalem

La France, l'Allemagne, l'Italie et l'Espagne ont dénoncé la destruction de la maison ainsi que les projets israéliens de construire "des centaines de nouvelles unités de logement" sur les terrains ainsi récupérés.

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Les ruines de la maison démolie le 19 janvier 2022 à Jérusalem-Est. (AHMAD GHARABLI / AFP)

La police israélienne a détruit, mercredi 19 janvier avant l'aube, la maison d'une famille palestinienne dans le quartier sensible de Cheikh Jarrah, à Jérusalem-Est. Mettant à exécution un ordre controversé d'expulsion, des policiers ont évacué de leur maison les membres de la famille Salhiya, menacée d'expulsion depuis 2017 et objet d'une campagne de soutien dans les Territoires palestiniens et à l'étranger, a annoncé la police en faisant état de 18 arrestations. Un photographe de l'AFP a ensuite constaté la démolition de la maison.

"La police a mis en œuvre l'ordre d'expulsion" d'une famille occupant "des bâtiments construits illégalement sur un terrain prévu pour une école destinée à des enfants demandant des soins particuliers à Jérusalem-Est", a indiqué la police dans un communiqué, ajoutant que la famille Salhiya avait refusé de "rendre ce terrain".

Des pays de l'UE condamne la destruction du bâtiment

Le ministre palestinien des Affaires étrangères, Riyad Al-Maliki, a condamné "une guerre sans merci contre le peuple palestinien". Omar Shakir, responsable de Human Rights Watch pour Israël et les Territoires palestiniens, a qualifié l'éviction de "cruelle", affirmant que la famille avait été déjà expulsée de sa maison à Jérusalem-Ouest en 1948, à la création de l'Etat d'Israël.

La France, l'Allemagne, l'Italie et l'Espagne ont elles aussi dénoncé la destruction de la maison ainsi que les projets israéliens de construire "des centaines de nouvelles unités de logement" sur les terrains ainsi récupérés. "Nous demandons instamment au gouvernement israélien de mettre un terme aux procédures d'éviction et de démolition des structures palestiniennes à Jérusalem-Est et [Cisjordanie occupée]", ont déclaré les porte-parole des ministères des Affaires étrangères des quatre pays dans un communiqué commun.

En mai dernier, des manifestations de soutien à des familles palestiniennes menacées d'expulsion à Cheikh Jarrah avaient dégénéré en heurts avec la police israélienne, des protestations qui avaient provoqué des violences meurtrières entre Israël et le mouvement palestinien Hamas au pouvoir à Gaza, enclave palestinienne sous blocus israélien.

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