Guerre en Israël et le Hamas : ce qu'il faut retenir de la journée du dimanche 12 novembre

Alors qu'Israël estime à 240 le nombre de personnes prises en otage dans la bande de Gaza depuis le 7 octobre, Benjamin Nétanyahou a évoqué dimanche un éventuel accord à venir sur le sujet.
Article rédigé par franceinfo avec AFP
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Le Premier ministre israélien Benyamin Nétanyahou s'exprime lors d'une conférence de presse, à Jérusalem, le 25 mai 2021. (ALEX BRANDON / POOL / AFP)

La guerre entre Israël et le Hamas est entrée dans son 37e jour, dimanche 12 novembre, et le Premier ministre israélien, Benjamin Nétanyahou, a évoqué la possibilité d'un accord sur le sort des otages détenus par le Hamas. Franceinfo fait le point sur ce qu'il faut retenir de la journée. 

 Benjamin Nétanyahou évoque la possibilité d'un accord sur des otages

Le Premier ministre israélien, Benyamin Nétanyahou, a évoqué la possibilité d'un accord visant à libérer des otages retenus par le Hamas dans la bande de Gaza, lors d'une interview à NBC. "Y a-t-il un accord potentiel ?", lui a demandé la journaliste. "Cela se pourrait", a-t-il répondu, "mais, je pense, le moins je m'exprime sur le sujet, plus j'augmente les chances que cela se matérialise", a encore déclaré Benyamin Nétanyahou. "Nous n'étions pas du tout proches [d'un accord] jusqu'à ce que nous commencions les opérations au sol", a-t-il décrit. "Mais à la minute où nous avons commencé les opérations au sol, les choses ont commencé à changer". 

L'armée israélienne estime que quelque 240 personnes ont été emmenées en otages dans la bande de Gaza au cours de l'attaque initiale du Hamas, le 7 octobre dernier. Parmi ces captifs figurent au moins trente mineurs, dont des enfants en bas âge, selon des médias israéliens.

Israël affirme qu'Emmanuel Macron a appelé le président pour "clarifier" ses propos tenus à la BBC

Emmanuel Macron a dit, dans un entretien avec son homologue israélien, qu'il n'"accusait pas Israël de porter atteinte intentionnellement aux civils" à Gaza, en référence à des propos tenus lors d'une interview à la BBC, a affirmé la présidence israélienne. Le chef d'Etat israélien Isaac Herzog a salué cet entretien téléphonique qui a permis à Emmanuel Macron de "clarifier" ses propos, selon un communiqué des services du président israélien.

Dans un entretien à la BBC diffusé vendredi soir, Emmanuel Macron avait "exhorté Israël à cesser" les bombardements tuant des civils à Gaza. "De facto, aujourd'hui, des civils sont bombardés. Ces bébés, ces femmes, ces personnes âgées sont bombardés et tués", avait-il dit. Des propos qui "ont causé beaucoup de douleur et de contrariété en Israël", selon la présidence israélienne. 

Le siège d'une branche des Nations unies a été bombardé 

Le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD) a annoncé "un nombre important de morts et de blessés" dans le "bombardement" de son siège à Gaza-ville, évacué par ses employés et désormais occupé par des centaines de déplacés palestiniens.

"La tragédie en cours des morts et des blessés civils pris au piège de ce conflit (...) doit cesser", a exigé le PNUD dans un communiqué. "Les civils, les infrastructures civiles et l'inviolabilité des locaux de l'ONU doivent être respectés et protégés en tout temps."

La situation est toujours confuse à l'hôpital al-Chifa, au cœur des combats à Gaza

Selon le vice-ministre de la Santé du gouvernement du Hamas, un bâtiment du plus grand hôpital de la bande de Gaza a été détruit par une frappe de l'armée israélienne. Celle-ci n'a pas encore réagi à cette accusation, mais avait démenti samedi avoir ciblé l'hôpital al-Chifa. Le porte-parole de l'armée, Daniel Hagari, a ainsi qualifié de "fausses" les informations selon lesquelles ses troupes "encerclent et frappent" l'établissement. "Le Hamas ment sur ce qui se passe dans les hôpitaux", avait-il affirmé. Depuis vendredi, de nombreux témoignages font état d'une intensification des combats autour de l'hôpital al-Chifa.

L'Union européenne a condamné dimanche "l'utilisation par le Hamas d'hôpitaux et de civils comme boucliers humains" dans la bande de Gaza, tout en appelant Israël à une "retenue maximale" afin de protéger les civils dans la guerre en cours.

Un nouveau bilan des victime donné par le gouvernement du Hamas

Selon le nouveau décompte du gouvernement du Hamas palestinien, 11 180 Palestiniens ont été tués dans les bombardements israéliens sur la bande de Gaza depuis le début de la guerre. Parmi les morts recensés à ce jour figurent 4 609 enfants et 3 100 femmes, d'après la même source. En outre, 28 200 personnes ont été blessées. Aucune source sur place ou image ne permet d'étayer ce bilan. 

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