Guerre à Gaza : "Il faut imposer des sanctions à Israël pour obtenir un cessez-le-feu immédiat", plaide le médecin humanitaire Raphaël Pitti

Le Conseil de sécurité des Nations unies a voté, vendredi, une résolution exigeant l'acheminement "à grande échelle" de l'aide humanitaire à Gaza.
Article rédigé par franceinfo
Radio France
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Des soldats israéliens entrent à pied dans la bande de Gaza, le 21 décembre 2023. (JACK GUEZ / AFP)

"Il faudrait imposer des sanctions à Israël pour obtenir ce cessez le feu immédiat", a plaidé vendredi 22 décembre sur franceinfo Raphaël Pitti, formateur en médecine de guerre au sein de l'ONG Mehad, alors que le Conseil de sécurité de l'ONU a exigé l'acheminement "à grande échelle" d'aide humanitaire dans la bande de Gaza où les bombardements de l'armée israélienne se poursuivent depuis plus de deux mois.

Selon le médecin humanitaire, cette résolution de l'ONU "est nettement insuffisante" car "l'ONU est totalement impuissante et c'est un scandale". "Il faudrait environ 750 camions pouvant rentrer immédiatement à Gaza", poursuit-il, sauf qu'il y a "entre 600 et 800 bombardements par jour" sur la bande de Gaza.

"Plus de 500 000 personnes" en situation de famine

"C'est la pire catastrophe humanitaire que j'ai connue, a-t-il également affirmé. Nous sommes dans une situation qui est scandaleuse pour notre époque. C'est scandaleux pour notre humanité". "Tout le monde se plie à l'arrogance et à la position intransigeante d'Israël", regrette le médecin.

"Il y a urgence à sauver cette population palestinienne. Elle est en danger de mort et nous sommes là à regarder et à nous soumettre à l'intransigeance d'Israël."

Raphaël Pitti médecin humanitaire

à franceinfo

"Il faudrait pouvoir obtenir une trêve d'au moins deux semaines pour distribuer de la nourriture et remettre en état les hôpitaux, ajoute Raphaël Pitti. Il y a plus de 500 000 personnes qui sont en situation de famine. Si nous n'arrivons pas à obtenir l'arrêt des bombardements, ce seront deux millions de personnes d'ici quelques semaines qui seront dans cette situation".

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