Gaza : la tension reste palpable au lendemain des manifestations sanglantes

Le bilan des manifestations contre l'ouverture de l'ambassade américaine est de près de 60 morts et 2 400 blessés.

France 2

Une mère de famille pleure son bébé dans une morgue de Gaza. La petite Leïla, 8 mois, est morte d'avoir respiré les gaz lacrymogènes lancés par l'armée israélienne lundi 14 mai. Ses parents l'avaient emmenée lors de manifestation à la frontière afin de protester contre l'ouverture de l'ambassade des États-Unis à Jérusalem. Plus loin, c'est un jeune de 23 ans que l'on enterre, il est tombé sous les balles israéliennes. Près de 60 morts et 2 400 blessés, le bilan est très lourd, et le Hamas, qui gère Gaza, pointe la responsabilité d'Israël, mais pas uniquement.

Le Hamas pointe aussi la responsabilité américaine

"Ce sont les Américains qui sont responsables de tout ça. Ce terrible crime ne passera pas, il ne restera pas impuni", a indiqué Khalil Al-Haya, leader du Hamas. "Le Hamas utilise les manifestants, des gens sans défense. Il les envoie en premières lignes. Des femmes et des enfants envoyés pour détruire la frontière", estime de son côté le lieutenant-colonel Jonathan Conricus, porte-parole de l'armée israélienne.

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Des soldats israéliens, à la frontière avec Gaza, le 14 mai 2018.
Des soldats israéliens, à la frontière avec Gaza, le 14 mai 2018. (BAZ RATNER / REUTERS)