Irak : le Parlement accepte la démission du gouvernement après deux mois de manifestations violemment réprimées

Un mouvement de contestation embrase l'Irak depuis le 1er octobre. Les manifestants protestent contre le pouvoir de Bagdad et la mainmise de l'Iran sur le pays. 

Un manifestant irakien, le 26 novembre 2019 à Basra (Irak).
Un manifestant irakien, le 26 novembre 2019 à Basra (Irak). (HUSSEIN FALEH / AFP)

Adel Abdel Mahdi n'est plus Premier ministre de l'IrakLe Parlement a accepté, dimanche 1er décembre, la démission de son gouvernement, fragilisé par deux mois de contestation contre le pouvoir et la mainmise de l'Iran sur le pays. Le chef de l'Assemblée a indiqué qu'il allait désormais demander au président de la République de désigner un nouveau Premier ministre.

Plus de 400 morts

Ce vote intervient deux jours après que Adel Abdel Mahdi a annoncé son intention de démissionner, aussitôt après que le grand ayatollah Ali Sistani, plus haute autorité chiite du pays, a réclamé son remplacement.

>> Six questions pour comprendre le mouvement de contestation en Irak

Les manifestations, violemment réprimées, ont fait plus de 420 morts et se poursuivent toujours dimanche. Un manifestant a d'ailleurs été tué à Bagdad dimanche, juste avant l'ouverture de la session du Parlement.