Irak : l'aéroport de Bagdad suspend les vols en raison d'une nouvelle tempête de poussière

Les tempêtes de sable et de poussière sont de plus en plus fréquentes dans le pays, en raison du changement climatique.

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France Télévisions
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Une tempête de poussière à Bagdad, en Irak, le 23 lau 2022. (SABAH ARAR / AFP)

L'aéroport international de Bagdad était provisoirement fermé, lundi 13 juin dans la matinée, en raison d'une nouvelle tempête de poussière qui a frappé la capitale irakienne. Ce phénomène s'est fortement amplifié ces derniers mois dans ce pays semi-désertique, avec dix tempêtes de sable et de poussière depuis la mi-avril. Les autorités locales soulignent que l'Irak est l'un des cinq pays les plus vulnérables aux effets du changement climatique et à la désertification.

Lundi matin, une épaisse poussière blanche a recouvert Bagdad et ses environs. La visibilité n'excédait pas quelques centaines de mètres. A Najaf, ville sainte chiite du centre du pays, l'aéroport a brièvement suspendu ses opérations dans la matinée avant de rouvrir après quelques heures, à la faveur d'une amélioration des conditions. Les aéroports irakiens ont déjà été contraints de suspendre brièvement leurs vols à plusieurs reprises depuis mi-avril.

Les tempêtes de sable ayant frappé le pays ont fait un mort en mai, alors que des milliers de personnes ont dû se faire soigner à l'hôpital pour des troubles respiratoires. L'Irak, qui entre de plain-pied dans un été caniculaire avec des températures frôlant les 50 degrés, devrait connaître dans les deux prochaines décennies "272 jours de poussière" par an. Le seuil des 300 jours sera atteint en 2050, selon un responsable du ministère de l'Environnement irakien.

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